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jeudi 4 février 2021

Article sur "Cassandre à bout portant" Poésie/Flammarion 2021 par Laurence Fritch


andra Moussempès a choisi de mettre ce poème en exergue de son profil Facebook. Trois tiroirs, pour éclairer le tain de ce titre-miroir :- Cassandre à bout portant, portraits des femmes mises en joue par la société, des femmes dont le visage, l’image s’effacent ;- Un portrait de l’auteur au plus près ou d’une Cassandre à bout qui porte ses traumas au-delà de ce qu’elle peut endurer. Portant des murs, des voutes, des cavernes remplies de miroirs. Bien portante, cette Cassandre ?- Une référence au film A bout portant film de Don Siegel (1964) avec Lee Marvin, Angie Dickinson (Emily ?) et John Cassavetes inspiré la nouvelle The killers (Les Tueurs) de Ernest Hemingway publiée en 1927, et reprise dans le recueil Men without woman. Deux tueurs à gages sont chargés de tuer un homme réfugié dans un institut pour malvoyants. Ne comprenant pas pourquoi ils doivent abattre cet homme qui n’oppose aucune résistance, ils abandonnent.

Trois tiroirs, pour éclairer le tain de ce titre-miroir :

 Cassandre à bout portant, portraits des femmes mises en joue par la société, des femmes dont le visage, l’image s’effacent ;
 Un portrait de l’auteur au plus près ou d’une Cassandre à bout qui porte ses traumas au-delà de ce qu’elle peut endurer. Portant des murs, des voutes, des cavernes remplies de miroirs. Bien portante, cette Cassandre ?
 Une référence au film A bout portant film de Don Siegel (1964) avec Lee Marvin, Angie Dickinson (Emily ?) et John Cassavetes inspiré la nouvelle The killers (Les Tueurs) de Ernest Hemingway publiée en 1927, et reprise dans le recueil Men without woman. Deux tueurs à gages sont chargés de tuer un homme réfugié dans un institut pour malvoyants. Ne comprenant pas pourquoi ils doivent abattre cet homme qui n’oppose aucune résistance, ils abandonnent.

 

L’idée d’une Cassandre à tiroirs trouve son explication dans le poème Virgin Suicide (p 31) : « J’ai vu des tiroirs bien plus insidieux se vider de souvenirs anodins

Et l’essentiel d’une vie se déverser sous nos souliers ». Pas de tiroir sans penser au Spleen de Baudelaire dans les Fleurs du mal et son « gros meuble à tiroirs encombré […] cache moins de secrets que mon triste cerveau ».

Violence du rose et miroirs 

Cassandre à bout portant de Sandra Moussempès : une fugue dans le rose jusqu’à l’overdose – POéSie, VeRs et pRoSe (wordpress.com)




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