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mardi 28 janvier 2020

Chronique de François Crosnier sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)"








Libr-critique

la littérature dans toutes ses formes


[Chronique] Sandra Moussempès, Cinéma de l’affect, par François Crosnier
Sandra MOUSSEMPÈS, Cinéma de l’affect(Boucles de voix off pour film fantôme), éditions de l’Attente, janvier 2020, 104 pages, 13 €, ISBN : 978-2-36242-085-6. [Commander]
Par François Crosnier « La voix est la conscience »
Derrida, La voix et le phénomène
Le dédale que constitue le nouveau livre de Sandra Moussempès est organisé, comme l’indique le sous-titre, en sept « boucles » centrées sur le phénomène de la voix : la forme des mots que nous prononçons est le sujet principal de cette histoire. On sait l’importance du son pour l’auteure, elle-même chanteuse, ayant réalisé de nombreuses performances et dont vient de paraître un album qui convoque un langage purement sonore, sans aucun texte (Vox Museum).
J’ignore si cela sera remarqué, mais pour la première fois, Sandra Moussempès donne ici la clé de son travail d’interprète :
Tout l’aspect corporel de la pensée est ainsi remisé au fond de la glotte, c’est l’attirail des pensées journalières restées en travers de la gorge
Vertigineux de comprendre que le son de la voix est en fait la charge mentale de son environnement intuitif
Cinéma de l’affect prolonge Colloque des télépathes paru à l’Attente en 2017, dont il formerait un nouvel épisode ; on y retrouve les fantômes, le spiritisme, ainsi que la constellation familiale qui s’enrichit d’une nouvelle figure en la personne de l’arrière-grand-tante Angelica Pandolfini, cantatrice décédée en 1959 et dont le portrait orne la couverture du recueil. (…) un jour je découvris sur YouTube sa voix enregistrée en 1903 son timbre ressemblait au mien c’était troublant (…) (LIRE LA SUITE ICI)

dimanche 26 janvier 2020

Sur le blog de l'Art hélvétique contemporain du quotidien Suisse 24 heures, Suisse



Par Jean-Paul Gavart Perret

Sandra Moussempès : la pensée et la glotte

Sandra Bon.pngLe sous-titre du "Cinéma de l'affect" de Sandra Moussempès : "boucles de voix off pour film fantôme" est capital. Il permet de comprendre le rythme des flots du livre. Et si  le mouvement est le propre du cinéma, la voix devient ici l'essentiel d'une poésie sonore d'un genre particulier. La créatrice sample et met en échos des voix de corps absents et plus particulièrement la figure de son arrière-grand-tante, Angelica Pandolfini, cantatrice au début du XXème siècle et dont le portrait trônait chez sa grand-mère italienne d’origine. Le film fantômal que la poétesse "monte" permet de réanimer ceux qui - disparus - reviennent sous la forme d’"ectoplasmes" dans toute leur gamme de voix qui parlent, chantent, subjuguent et occupent. (...) LIRE LA SUITE ICI

lundi 20 janvier 2020

Deux notes de lecture sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme") sur Poezibao

(Note de lecture) Cinéma de l'affect, de Sandra Moussempès, par Anne Malaprade

Sandra Moussempès  cinéma de l'affectÉcrire le mouvement est le propre du cinéma. Écrire les voix serait le propre de la poésie telle que Sandra Moussempès la conçoit depuis que ses livres chantent les incendies, les fillettes, les idylles, les ombres peintes, et autres sunny girls ou télépathes… Le sous-titre de ce dernier ouvrage précise qu’il s’agit de restituer des Boucles de voix off pour film fantôme. Soit, donc, mettre en musique, sampler, organiser des voix dont les corps sont absents. Ce n’est pas tant le film qui est fantôme que tous les êtres vivants qui, désormais disparus, réapparaissent entre eux et nous sous la forme d’ « ectoplasmes » — le mot est très fréquemment employé dans les sept sections qui constituent ce long métrage sonore. Son scénario : décliner toute la gamme de voix que les défunts entêtés savent encore moduler jusqu’à nous.

La voix parle, chante, envoûte et désenvoûte, hante, parfois jusqu’à l’occupation. Le plus souvent humaine, elle est la source et l’origine de multiples expériences sonores qui donnent lieu à la musique et à la poésie, au cinéma et au théâtre, à la performance et au concert. « J’ai commencé à chanter quand j’ai senti qu’il fallait se taire. » Si la voix off s’impose et peut être identifiée, la voix in est finalement plus problématique, tant Sandra Moussempès est consciente du fait qu’on n’est jamais l’auteur de sa propre voix.  (...) LIRE LA SUITE ICI


mercredi 15 janvier 2020

Entretien autour de "Cinéma de l'affect" dans Diacritik

DIACRITIK


Sandra Moussempès : « Chaque poème est une extorsion de voix off, de lignes filmiques » (Cinéma de l’affect)


 
Sandra Moussempès
Depuis
bientôt une vingtaine d’années, recueil après recueil, Sandra Moussempès s’est imposée comme une des figures majeures de la poésie contemporaine. Les années 20 s’ouvrent avec bonheur sur l’un de ses textes les plus remarquables, le spectral et puissant Cinéma de l’affect qui paraît aux éditions de l’Attente. Dans cet opéra-poème, phonographe capteur de voix diffuses et profuses, Sandra Moussempès convoque à partir d’Angelica Pandolfini, célèbre cantatrice qui fut son ancêtre, un véritable atlas à la Warburg des voix disparues mais présentes. Autant de raisons pour Diacritik d’aller interroger la poète à l’occasion de la parution de ce recueil, véritable événement de ce début d’année. (LIRE LA SUITE)

vendredi 10 janvier 2020

Lecture et dédicace de "Cinéma de l'affect " le 6 février, à la librairie Charybde

Lecture rencontre autour de "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" éditions de l'Attente, à la libraire Charybde, Ground Control, le 6 février 2020

Lecture performée à la Cave'Po, Toulouse


Lecture performée de Sandra Moussempès autour de "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" Editions de l'Attente 2020, le jeudi 23 janvier à 21h à la Cave'Po, 71 Rue du Taur, 31000 Toulouse,
informations pratiques : http://www.cave-poesie.com/poesie-cest-pied/