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lundi 20 janvier 2020

Deux notes de lecture sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme") sur Poezibao

(Note de lecture) Cinéma de l'affect, de Sandra Moussempès, par Anne Malaprade

Sandra Moussempès  cinéma de l'affectÉcrire le mouvement est le propre du cinéma. Écrire les voix serait le propre de la poésie telle que Sandra Moussempès la conçoit depuis que ses livres chantent les incendies, les fillettes, les idylles, les ombres peintes, et autres sunny girls ou télépathes… Le sous-titre de ce dernier ouvrage précise qu’il s’agit de restituer des Boucles de voix off pour film fantôme. Soit, donc, mettre en musique, sampler, organiser des voix dont les corps sont absents. Ce n’est pas tant le film qui est fantôme que tous les êtres vivants qui, désormais disparus, réapparaissent entre eux et nous sous la forme d’ « ectoplasmes » — le mot est très fréquemment employé dans les sept sections qui constituent ce long métrage sonore. Son scénario : décliner toute la gamme de voix que les défunts entêtés savent encore moduler jusqu’à nous.

La voix parle, chante, envoûte et désenvoûte, hante, parfois jusqu’à l’occupation. Le plus souvent humaine, elle est la source et l’origine de multiples expériences sonores qui donnent lieu à la musique et à la poésie, au cinéma et au théâtre, à la performance et au concert. « J’ai commencé à chanter quand j’ai senti qu’il fallait se taire. » Si la voix off s’impose et peut être identifiée, la voix in est finalement plus problématique, tant Sandra Moussempès est consciente du fait qu’on n’est jamais l’auteur de sa propre voix.  (...) LIRE LA SUITE ICI


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