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mercredi 31 mars 2021

"Cassandre à bout portant" coup de coeur de la librairie Orange Bleue à Orange

Après la librairie le Divan à Paris, c'est un nouveau Coup de coeur pour Cassandre à bout portant (Poésie/Flammarion) à la libraire Orange bleue située à Orange. 


Nos coups de cœur

Cassandre à bout portant, Sandra Moussempès – Flammarion

20210313_152514Errance parmi des « objets féminins non identifiés » – fringues, bout de films, miroirs, reliques, visages d’actrices, prénoms de poétesses – ce nouveau recueil de Sandra Moussempès explore les dessous de la condition féminine à l’époque du corps roi, du corps tout puissant scénarisé, sexualisé à outrance. L’auteure s’y peint aussi écrivant le poème en train de se faire et rend plusieurs hommages à ces figures tutélaires de la poésie intimistes que sont Emily Dickinson ou Sylvia Plath. Coup de cœur !

jeudi 18 mars 2021

Sandra Moussempès, lectures - Présentation : Jean-Max Colard - Festival Survivre - 4/03/2021- Mél

Jean-Max Colard (responsable du service de la Parole au Centre Pompidou) m'a invité à lire "Cassandre à bout portant" au Théâtre du Vieux Colombier (soirée initialement prévue au Centre Pompidou) dans le cadre des "Enjeux contemporains" en compagnie de Vanessa Springora. Voici sa très belle présentation de mon travail et ma lecture. 

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Un article d'Emilie Lassus dans la NRF sur "Cassandre à bout portant" de Sandra Moussempès (Poésie/Flammarion 2021)

Nouvelle Revue Française de Mars  N° 647

Par Emilie Lassus sur Cassandre à bout portant".

A télécharger gracieusement sur le site du la revue (file:///C:/Users/SANDRA/Downloads/9782072949371.pdf)

Extrait :
"Depuis son premier recueil Exercices d’incendie (1994, Fourbis), la poétesse Sandra Moussempès n’a cessé d’esquisser le portrait des jeunes filles en feu. Après Sunny Girls (2015, Flammarion) et ses icônes en technicolor, Moussempès paraît jouer dans sa dernière création Cassandre à bout portant sur le sens littéral de l’expression « éternel féminin » en mettant en scène des jeunes femmes devenant clones, doubles, « objets féminins non identifiés » ou reflets infidèles de miroirs, toutes sortes de créatures immortelles et fantasmagoriques dans une ambiance digne des films de David Lynch. Introduites de manière organique par leurs cheveux (blonds), leurs cils (épais), leurs robes (roses), leur sang (rouge), elles sont plongées dans un décor qui se joue des clichés cinématographiques : la bourgade middle-class, la maison hantée dans la forêt, le campus, les pom-pom girls... autant de clins d’œilaux résidus fantômes, impersonnels et à la fois intimes, de nos nombreux visionnages de films ou de séries. (...)

vendredi 12 mars 2021

Chronique de Guillaume Richez pour "Les imposteurs" de mon livre "Cassandre à bout portant"

 vec sa Cassandre à bout portant Sandra Moussempès fait exploser avec maestria le concept essentialiste de l’éternel féminin. Si l’autrice n’affiche pas un féminisme tonitruant fait de slogans, féministe son œuvre l’est assurément, dans son écriture même [1]. Optant pour une atomisation du féminin, la poétesse recompose à l’envers ses figures féminines dans ce nouveau livre-script post-punk échevelé.  
Fascinée par le vide, Sandra Moussempès ramène l’art du portait au tracé des contours, évidant les visages [2], comme elle l’a fait avec son visuel de couverture qui peut aussi bien évoquer un portrait de la poétesse Elizabeth Barrett Browning [3] qu’une figure anonyme de l’ère victorienne. Ces visages évidés (anonymes ou plutôt dé-nommés) renvoient non seulement au motif omniprésent du miroir (cette Cassandre à bout portant, « maison de phrases liquides » p. 103, n’est-elle pas aussi « La maison du miroir rempli de visages oubliés » p. 111 ?) mais également au schème du double, l’un des principaux mythèmes dont nous relevons de nombreuses occurrences dans l’œuvre de l’écrivaine. 

Chronique de Christian Rosset pour Diacritik, de mon livre "Cassandre à bout portant".

DIACRITIK

 Une chronique de Christian Rosset dans Diacritik autour de plusieurs livres de poésie incluant Cassandre à bout portant (Poésie/Flammarion), extrait :

Cassandre à bout portant est le cinquième livre de Sandra Moussempès publié chez Poésie / Flammarion. Sorti le 20 janvier, il a bénéficié d’une attention critique plutôt élogieuse. Il faut dire que le titre est, comme souvent chez cette auteure, étonnant. Cassandre, nous dit-elle, est un des surnoms que lui avait donné son père. Dans un entretien récent pour Télérama, Anne Segal lui demande si le qualificatif “expérimental” qu’on accorde volontiers à son travail lui convient. Sandra Moussempès répond : “Oui, dans le sens où la poésie me permet d’inventer mon propre langage. À la suite de chocs traumatiques, notamment à l’adolescence avec la mort de mon père, la poésie m’est apparue comme seul lieu pour transmuter la violence et la souffrance car je ne pouvais pas « formuler » ce qui se tramait, sauf de façon déstructurée. Expérimenter, c’est aller au plus près de sa propre singularité sans pour autant savoir où l’on va.”

Les références en lien étroit avec son travail d’écriture poétique que donne volontiers Sandra Moussempès permettent de saisir ce qui nous relie (Lynch ou Sofia Coppola par exemple) et ce qui nous sépare. Mais, comme à chaque fois, ce qui compte, ce ne sont pas nécessairement les affinités que nous avons en commun, mais ce qui s’est déposé en nous, une fois oublié les intentions de l’auteur(e), s’il en est de clairement exprimées. On ne fige rien par la lecture, on traverse le livre, s’arrêtant parfois pour noter quelques vers – ou une page :

“Ne pas mélanger la vie et le poème
Le poème
La vie – avec la vie
Le poème – et seulement le poème – donne sur une porte suivante
La vie et le poème ne peuvent en aucun cas se toucher (juste parfois se frôler)
Contrairement à ce qui se dit sur les poèmes et les portes”

On avait déjà relevé ceci : “Un poème est une façon de tresser les fissures / Dans un hôtel rempli de fantômes”. Ou encore, un peu plus loin : “Plus le visage s’efface plus la porte se referme // C’est l’esprit d’une chambre sans entrée ni sortie // Avec un barrage végétal vers lequel je deviens moi multipliée par deux // L’heure où surgissent les fantômes de tout miroir // Comme des racines d’arbres enlacées par un souvenir”. On se dit qu’il s’agit de contes plus ou moins fantastiques. Ou cruels. “Des princesses hurlent à sa place quand le son est coupé” (ouvrant au hasard le précédent livre de Sandra Moussempès publié dans cette collection, Sunny girls, je tombe sur : “Prenons un son dédié aux princesses / Lorsque la peau s’assombrit légèrement”).

Je ne sais pourquoi, lisant Cassandre à bout portant, me sont revenus ces mots d’Alain Robbe-Grillet : “À quoi rêvent les jeunes filles ? Au couteau et au sang”. Mais j’ai aussi retenu ce titre de poème : La femme qui voulait se changer en ciseaux ; et ce vers : “Elle boit ses propres larmes parfumées à l’hypnose” (si vous désirez passer de larme à lame, supprimez une lettre). On relit (c’est une obsession personnelle : relire, une fois la lecture achevée, comme revoir les films avant d’esquisser le moindre commentaire – obsession semble-t-il partagée : “Les films que je n’ai pas revus au moins trois fois de suite sont restés dans leur boîtier”) et on relève à chaque fois quelque chose d’autre : “Mary Shelley in utero a rempli son caddy d’épines dorées” (aujourd’hui 20 février 2021, au moment-même où je recopie ces mots : in utero, Kurt Cobain aurait eu 2 x 27 ans). Donnons une dernière fois la parole à l’auteure (recueillie dans le même entretien) : “J’écrivais dans Sunny Girls : « J’habite dans mes livres ». J’y convoque les sensations de « déjà vu », sortes de ponts entre le poème et la « vraie » vie. Et l’humour ou le côté grinçant sont également très importants pour faire le lien, une certaine férocité. La poésie ne doit surtout pas être mièvre ou pathos à mes yeux. On touche à sa vibration intime dans le poème. On n’enrobe pas.”

(LIRE LA SUITE ICI)


samedi 6 mars 2021

Les Enjeux contemporains, journée du 4 mars

 Festival des Enjeux organisé par le Centre Pompidou et la Maison des écrivains.

Vous pouvez m'entendre (à partir de 1:46) lire des extraits de Cassandre à bout portant (Poésie/Flammarion), présentée par Jean-Max Colard qui ensuite s'entretient ensuite avec Vanessa Springora autour de son livre "Le consentement" (Grasset)




vendredi 5 mars 2021

A écouter, lecture performée de Sandra Moussempès : "Cassandre à bout portant"(Poésie/Flammarion 2021) à la Maison de la Poésie animé par Hughes Robert

                                     Cliquer sur le visuel pour écouter la lecture performée




A écouter, lecture performée de Sandra Moussempès "Cassandre à bout portant" à la Maison de la Poésie avec Hughes Robert

 Lecture performée de Cassandre à bout portant (Poésie/Flammarion 2021) et entretien avec Hughes Robert.


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