Vous pourrez m'entendre évoquer mon livre "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" dans l'émission de Manou Farine, La compagnie des poètes, sur France Culture, le vendredi 13 mars à 19h
https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-poetes/la-compagnie-des-poetes-emission-du-vendredi-13-mars-2020
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mercredi 11 mars 2020
jeudi 5 mars 2020
Alain Nicolas dans l'Humanité sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" de Sandra Moussempès
Un nouveau bel article sur mon livre "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" (Editions de l'Attente)
"Le livre est une troublante méditation sur la voix et les mots, la forme des mots, la ligne suivie une fois proférés dessinant le destin des paroles qu'on dit "envoûtées" : "La forme des mots que nous prononçons est le sujet principal de cette histoire" précise Sandra Moussempès qui propose avec "Cinéma de l'affect" un livre original, étrange et envoûtant." Par Alain Nicolas
(Lire l'article en entier ci-dessous)
lundi 2 mars 2020
Lecture DoubleChange le 12 mars à Paris
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mercredi 26 février 2020
Nouvel article sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" sur Remue.net par Deborah Heissler
Sur REMUE.NET.COM
Déborah Heissler | Cinéma de l’affect, de Sandra Moussempès

Jeu de plans, de séquences ou de scènes, dont on ne sait où il se situe exactement, Cinéma de l’affect de Sandra Moussempès déroule pour nous sa voix, qu’il nous est possible de suivre au travers d’une « déambulation […] à la croisée du son, du cinéma et du spiritisme ».
Une voix tremblante se fait d’abord entendre, qui « n’aide / pas à clarifier le propos » de ce récit « poétique », où la narratrice cherche à comprendre le fonctionnement de processus vocaux d’autant plus envoûtants, que quasi insolubles.
Rien n’est au point
Je me retrouve auditrice de sonorités aussi floues que
Des ectoplasmes
Je me retrouve auditrice de sonorités aussi floues que
Des ectoplasmes
Evocation, plus loin, de l’arrière-grand-tante, Angelica Pandolfini, elle-même fantôme d’une voix dont la restitution — sa quête —, ne nous dira presque rien. Sa tessiture vocale demeurant, pour nous, comme une forme de « complément d’enquête » ; la narratrice devenue, au fil des pages, un lang(age) dont « tu » — l’adresse, l’appel — reste à lui seul « le dispositif sonore » :
Prosodie vocale : un diapason me prouve que tu es là engagé
Dans un nouvel espace plus propice à nos méditations
Corporelles …
Dans un nouvel espace plus propice à nos méditations
Corporelles …
jeudi 20 février 2020
Article de Serge Airoldi sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)"surl le site de l'ALCA
Dans Prologue (l'E-média d'ALCA) un bel article de Serge Airoldi
Tentative d’épuisement des voies
Depuis de nombreuses années, Sandra Moussempès explore la façon poétique de faire sens et de débrouiller le brouillard. Avec ce nouveau texte, Cinéma de l'affect, que publient les éditions de l'Attente, elle questionne de nouvelles tessitures qui font l’étrange son du monde.
Un nouveau texte de Sandra Moussempès paraît aux éditions de l’Attente. C’est Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme). Réjouissons-nous de cette singularité supplémentaire qui engramme l’œuvre de la poétesse. Ce texte – comment dire à la fois, en un seul mot, en un seul bloc, qu’il est prose, poésie, tentation de l’essai, expérimentation d’un genre biographique, autobiographique, historique, musical, qu’il est aussi fantasmagorie, féerie, magie ? – s’avance d’abord un peu masqué. Ceux qui n’ont pas encore lu le moindre livre de Sandra Moussempès seront peut-être un peu désarçonnés. Comme les partitions de Mozart, ses textes aiment les départs en anacrouse. Ils se demanderont aussi quel est ce prodige à l’œuvre qui s’en va par les branches, comme on dit dans le Gers, dans certaines occasions de la raison supposée enfuie. Les autres applaudiront à ce subtil charivari des strates qui brouille les généalogies, l’explication du monde par le simple constat de la succession des couches de terres, de fossiles, de roches, de magma, de substrats, de gravats de toutes natures.
mercredi 19 février 2020
Interview intenpestive de Sandra Moussempès par Jean-Paul Gavart-Perret dans LeLittéraire
Sandra Moussempès : de la poupée brisée à la fée des songes — entretien Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme)
C’est le signe d’une solarité intérieure qui efface les aspects nocturnes de certains moments de la vie et des claustrations. Le côté poreux aux autres et l’hypersensibilité de la créatrice font sa rareté et lui préservent la faculté de rester une fée des temps au moment où elles disparaissent mais dont l’époque en a de plus en plus besoin.
De l’auteure : Sunny girls, Éditions Poésie/Flammarion, 2015 ; Colloque des télépathes & Album CD Post-Gradiva, Éditions de l’Attente, 2017 ; Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme), Éditions de L’Attente, 2020.
Entretien :
Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
La nécessité, car sinon je resterais des heures dans mon lit pour y travailler, créer et me recentrer.
La nécessité, car sinon je resterais des heures dans mon lit pour y travailler, créer et me recentrer.
Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
Je ne m’en suis pas trop écartée, si ce n’est que des traumas sont venus les entacher mais ont renforcé du coup leur nécessité. Exprimer ma créativité comme voix off interchangeable et inéluctable, j’aime cette idée d’avoir tout en moi et que cela fasse oeuvre, le reste, la “vraie vie” m’intéresse moins, m’oppresse parfois.
Je ne m’en suis pas trop écartée, si ce n’est que des traumas sont venus les entacher mais ont renforcé du coup leur nécessité. Exprimer ma créativité comme voix off interchangeable et inéluctable, j’aime cette idée d’avoir tout en moi et que cela fasse oeuvre, le reste, la “vraie vie” m’intéresse moins, m’oppresse parfois.
A quoi avez-vous renoncé ?
Au confort, à la “normalité”, aux relations surfaites. Au désir d’être comprise de tous.
Au confort, à la “normalité”, aux relations surfaites. Au désir d’être comprise de tous.
D’où venez-vous ?
D’une planète excentrée étrange.
D’une planète excentrée étrange.
Qu’avez-vous reçu en dot ?
Mon don d’écriture, ma voix, mon hypersensibilité (qui n’est pas toujours simple à gérer). Ma créativité artistique et la possibilité aussi d’avoir pu créer un autre être, mon fils. Un petit côté magicienne aussi.
Mon don d’écriture, ma voix, mon hypersensibilité (qui n’est pas toujours simple à gérer). Ma créativité artistique et la possibilité aussi d’avoir pu créer un autre être, mon fils. Un petit côté magicienne aussi.
Un petit plaisir — quotidien ou non ?
Une tasse de thé anglais déthéiné avec un nuage de lait de soja, une bougie allumée. Un rire imprévu pendant une discussion sérieuse.
Une tasse de thé anglais déthéiné avec un nuage de lait de soja, une bougie allumée. Un rire imprévu pendant une discussion sérieuse.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres auteures ?
Je crois, ma propension à être ce que j’écris, la singularité de mon travail, avec ses thématiques récurrentes (le féminin, le spiritisme, le cinéma), ma pratique parallèle d’artiste sonore et vocale (disques et lectures performées).
Je crois, ma propension à être ce que j’écris, la singularité de mon travail, avec ses thématiques récurrentes (le féminin, le spiritisme, le cinéma), ma pratique parallèle d’artiste sonore et vocale (disques et lectures performées).
Comment définiriez-vous votre “poétique” ?
Laisser les mots parler à ma place, tout en me centrant sur une nécessité esthétique.
Laisser les mots parler à ma place, tout en me centrant sur une nécessité esthétique.
Quelle est la première image qui vous interpella ?
Une poupée de porcelaine qui m’a été offerte par Anie Besnard (premier amour d’Antonin Artaud et un temps compagne de mon père avant ma naissance) : lorsque j’avais six ans, elle trouvait que cette poupée me ressemblait, j’ai beaucoup écrit sur cette poupée, même si j’aurais préféré à l’époque ressembler à une poupée Barbie. Je l’ai finalement perdue au fil des déménagements.
Une poupée de porcelaine qui m’a été offerte par Anie Besnard (premier amour d’Antonin Artaud et un temps compagne de mon père avant ma naissance) : lorsque j’avais six ans, elle trouvait que cette poupée me ressemblait, j’ai beaucoup écrit sur cette poupée, même si j’aurais préféré à l’époque ressembler à une poupée Barbie. Je l’ai finalement perdue au fil des déménagements.
Et votre première lecture ?
La Comtesse de Ségur pour son sadisme latent et ses petite filles aux robes roses, “Les Petites filles modèles” et “Les Malheurs de Sophie”.
La Comtesse de Ségur pour son sadisme latent et ses petite filles aux robes roses, “Les Petites filles modèles” et “Les Malheurs de Sophie”.
Quelles musiques écoutez-vous ?
Du Dubstep, de l’électro/ambient (par exemple Moderat de New Error ou Anvil de Lorn) et du classique, de l’orgue d’église (Bach). Dernièrement, j’écoutais souvent dans ma voiture un remix de Lost Frequencies (Cesaria de Stromae).
Du Dubstep, de l’électro/ambient (par exemple Moderat de New Error ou Anvil de Lorn) et du classique, de l’orgue d’église (Bach). Dernièrement, j’écoutais souvent dans ma voiture un remix de Lost Frequencies (Cesaria de Stromae).
Quel est le livre que vous aimez relire ?
Il y en a plusieurs, de la poésie contemporaine américaine ou coréenne. Les poèmes d’Emily Dickinson.
Il y en a plusieurs, de la poésie contemporaine américaine ou coréenne. Les poèmes d’Emily Dickinson.
Quel film vous fait pleurer ?
“Wuthering Heights”, l’ancienne version, avec Merle Oberon. Je rajoute l’épisode de Black Mirror “Nose dive” que j’ai vu dix fois et qui me fait toujours pleurer aussi à la fin, tant c’est représentatif de la société actuelle.
“Wuthering Heights”, l’ancienne version, avec Merle Oberon. Je rajoute l’épisode de Black Mirror “Nose dive” que j’ai vu dix fois et qui me fait toujours pleurer aussi à la fin, tant c’est représentatif de la société actuelle.
Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez-vous ?
Ma version filmique, une Cassandre (un des autres prénoms que j’ai failli porter) qui ne sait pas sourire sur commande, qui écrit sur les miroirs et s’y photographie sans jamais avoir une réponse claire de son reflet.
Ma version filmique, une Cassandre (un des autres prénoms que j’ai failli porter) qui ne sait pas sourire sur commande, qui écrit sur les miroirs et s’y photographie sans jamais avoir une réponse claire de son reflet.
A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
A beaucoup de monde, à David Lynch par exemple.
A beaucoup de monde, à David Lynch par exemple.
Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Londres, où j’ai vécu un temps, mais aussi Los Angeles où je ne suis jamais allée.
Londres, où j’ai vécu un temps, mais aussi Los Angeles où je ne suis jamais allée.
Quels sont les artistes et écrivains dont vous vous sentez le plus proche ?
Dans le désordre, Cindy Sherman, Emily Dickinson, Emily Brontë, Sylvia Plath (j’étais proche d’Olwyn Hughes, sa belle-soeur et j’ai passé des vacances chez Ted Hughes son mari quand j’étais petite), Marina Abramovic, Pipilott Rist, Kate Bush, David Lynch, Harmony Korine, Miyazaki, la Comtesse de Ségur, Janet Frame, Carson Mc Cullers, Gisèle Vienne, Samuel Butler, les Frères Powis, Mary Shelley, Charles Swinburn, l’écrivaine Taeko Kono, j’en oublie bien sûr beaucoup.
Dans le désordre, Cindy Sherman, Emily Dickinson, Emily Brontë, Sylvia Plath (j’étais proche d’Olwyn Hughes, sa belle-soeur et j’ai passé des vacances chez Ted Hughes son mari quand j’étais petite), Marina Abramovic, Pipilott Rist, Kate Bush, David Lynch, Harmony Korine, Miyazaki, la Comtesse de Ségur, Janet Frame, Carson Mc Cullers, Gisèle Vienne, Samuel Butler, les Frères Powis, Mary Shelley, Charles Swinburn, l’écrivaine Taeko Kono, j’en oublie bien sûr beaucoup.
Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Un signe du destin aussi beau et envoûtant que possible.
Un signe du destin aussi beau et envoûtant que possible.
Que défendez-vous ?
La singularité, l’originalité, l’inquiétante étrangeté, là où se tisse l’humain, dans ce qui lui échappe et qui est peu accessible au conscient, la contemplation, l’intensité, la passion amoureuse, l’authenticité dans un monde de plus en plus stéréotypé où façades et faux selfies dominent.
La singularité, l’originalité, l’inquiétante étrangeté, là où se tisse l’humain, dans ce qui lui échappe et qui est peu accessible au conscient, la contemplation, l’intensité, la passion amoureuse, l’authenticité dans un monde de plus en plus stéréotypé où façades et faux selfies dominent.
Que vous inspire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”?
Trop cynique pour moi, même s’il y a du vrai. Je préfère transmuter le réel car j’ai une tendance naturelle au mysticisme.
Trop cynique pour moi, même s’il y a du vrai. Je préfère transmuter le réel car j’ai une tendance naturelle au mysticisme.
Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la question ?“
Je ne suis pas sûre de comprendre.
Je ne suis pas sûre de comprendre.
Quelle question ai-je oublié de vous poser ?
Qu’aimeriez-vous mieux connaître ou développer dans votre vie ? J’aimerais approfondir mes connaissances en astrologie.
Qu’aimeriez-vous mieux connaître ou développer dans votre vie ? J’aimerais approfondir mes connaissances en astrologie.
Présentation et entretien réalisés par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire.com, le 18 février 2020. A lire sur le site LeLittéraire.com
mardi 18 février 2020
Article de Laurent Albarracin, dans la revue Catastrophes
ENTREE DES MEDIUMS
à propos de Sandra Moussempès, Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme), Éditions de l’Attente, 2020.
.Si l’on veut bien admettre que la notion d’autofiction peut s’appliquer autant au poème qu’au roman, alors le livre de Sandra Moussempès en est un cas exemplaire. Ça n’est pas que le poème ici mêle plus qu’un autre le réel à l’imaginaire (quel poème ne fait pas cela tout le temps ?) ni même seulement que des éléments autobiographiques se trouvent sublimés par leur mise en fiction poétique, c’est plutôt qu’ici le poème est un dispositif textuel qui utilise le réel et ses sollicitations pour capturer une voix à elle-même inconnue, pour captiver une intimité secrète et inaccessible autrement que par ce dispositif. Le livre est une boîte faite de phrases et qui piège d’autres phrases. Un objet technique (un parallélépipède de papier) somme toute assez froid, mais capable de contenir une réalité vocale : la voix de son autrice (terme qu’on préfèrera ici à auteure tant l’autrice en l’occurrence est une auditrice) comme celles, multiples, qui la traversent. Le poème chez elle est en effet un réseau métaphorique dans lequel s’attrapent et s’emprisonnent d’étranges énoncés. (LIRE LA SUITE)
samedi 15 février 2020
Article dans le Matricule des Anges de février, sur Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)
Dans le Matricule des Anges de Février 2020
"Saturée d’impalpable et de magnétisme l’écriture de Sandra Moussempès, et tissée des hauts mystères de ce que la voix fait au lecteur ou à l’auditeur. « Boucles de voix off pour film fantôme » annonce le sous-titre de son nouveau livre, Cinéma de l’affect se décline en sept séquences. Elles scandent les différentes étapes d’une déambulation parmi des dispositifs sonores, visuels et sensoriels interrogeant le devenir des enregistrements, les « mémoires archivées de ce dont personne ne se souvient », et les stratégies émotives latentes ou réelles que recèlent les magnétophones des années 80 aux allures de « petits coffres-forts hypnotiques », les anciens répondeurs téléphoniques et autres gramophones ou dictaphones.
S’emparant de leur pouvoir de fascination et de leur potentiel de révélation, l’auteure, avec un sens consommé de l’anamorphose, joue de bandes-son et d’images pour installer un univers singulier d’atmosphères – « La revanche du gramophone » ; « Le Muséum des tessitures flottantes » ; « Petites extorsions de voix embaumées »… – et proposer des dispositifs de capture / captation qui sont autant de propositions de formes s’ouvrant au perturbant, aux effets d’étrangeté et à la sorcellerie évocatoire propre aux voix comme aux phénomènes de rédemption du perdu. (...)
S’emparant de leur pouvoir de fascination et de leur potentiel de révélation, l’auteure, avec un sens consommé de l’anamorphose, joue de bandes-son et d’images pour installer un univers singulier d’atmosphères – « La revanche du gramophone » ; « Le Muséum des tessitures flottantes » ; « Petites extorsions de voix embaumées »… – et proposer des dispositifs de capture / captation qui sont autant de propositions de formes s’ouvrant au perturbant, aux effets d’étrangeté et à la sorcellerie évocatoire propre aux voix comme aux phénomènes de rédemption du perdu. (...)
Lire l'intégralité de l'article ICI
vendredi 7 février 2020
Soirée Charybde Ground Control pour "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" de Sandra Moussempès
mercredi 5 février 2020
Note de lecture sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" par Hughes Robert
Note de lecture : « Cinéma de l’affect » (Sandra Moussempès)
CLASSÉ DANS ANGELICA PANDOLFINI, BOUCLES AUDIO, CLARO, ENREGISTREMENT, FACÉTIE, HASARDS ET COÏNCIDENCES, HUMOUR DISCRET, LITTÉRATURE FRANÇAISE, MÉTAPHORES EMBOÎTÉES, OPÉRA, POÉSIE, RÉSONANCES, RYOKO SEKIGUCHI, SON, SPIRITISME, TESSITURE
Lorsque le son enregistré surgi du passé entre en résonance, expérience spirite métaphorique et poétique, avec un dévoilement contemporain toujours aussi nécessaire et subtil.
x

J’ai la chance dans ce nouvel épisode de me retrouver hors d’un gouffre
Mais suspendue sur pilotis au-dessus du vide, la technique vocale ne suffit pas
Mais suspendue sur pilotis au-dessus du vide, la technique vocale ne suffit pas
La phrase prononcée lors d’un discours jamais retrouvé n’aide pas à clarifier le propos
On parlera ainsi de phase pré-somnambulique, comme pour les fillettes possédées dont les voix deviennent soudainement caverneuses et effrayantes
On parlera ainsi de phase pré-somnambulique, comme pour les fillettes possédées dont les voix deviennent soudainement caverneuses et effrayantes
La mécanique surnaturelle de nos séances d’emboîtement n’est pas uniquement tissée d’organes
Car si l’on cherche à retranscrire le son de nos ébats, les cris se divisent en rires et en clameurs qui laissent perplexes
Car si l’on cherche à retranscrire le son de nos ébats, les cris se divisent en rires et en clameurs qui laissent perplexes
Après avoir fui dans la forêt en combinaison New Age me voici revenue vers toi qui débutes au théâtre une carrière de médium, tu fabriques des machines à remonter le temps pour un film expérimental basé sur notre histoire dans sa version non sous-titrée
Rien n’est au point pour le moment
Je me retrouve auditrice de sonorités aussi floues que des ectoplasmes
Je me retrouve auditrice de sonorités aussi floues que des ectoplasmes
Publié en janvier 2020, « Cinéma de l’affect » complète et étend de plus d’une manière le travail de « Acrobaties dessinées » (2012) et de « Colloque des télépathes » (2017), dans la même collection superbe des éditions de l’Attente. Sandra Moussempès y poursuit intensément son entreprise d’affranchissement des conventions sociales éprouvées, à travers les deux derniers siècles, en y poursuivant l’usage du son comme arme poétique, en laissant rôder comme précédemment la possibilité du canular spirite, et en ne refusant aucune des étrangetés qui naissent des hasards et des coïncidences qui n’en sont peut-être pas. Le fait que l’arrière-grand-tante de l’autrice, la cantatrice Angelica Pandolfini (1871-1959), rendue célèbre notamment pour son interprétation triomphale d’Adrienne Lecouvreur de Francesco Cilea, ait, enregistrement de 1903 en faisant foi, une tessiture très proche de celle de l’autrice peut constituer une telle cheville ouvrière, un outillage pour à nouveau démonter certaines apparences, sociales ou intimes. Davantage encore que précédemment, et même lorsque son recueil ou son enregistrement devient diaphane ou problématique, la voix est un passage (il faut écouter, parallèlement à la lecture de « Cinéma de l’affect » l’album « Vox Museum » publié aux éditions Jou pour s’en persuader, s’il était nécessaire), un passage qui, gorgé d’imagination, ouvre sur un ailleurs logiquement insoupçonné.
LIRE LA SUITE ICI
Un bel article d'Adrien Meignan sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" dans Addict Cutlture

ême le plus sceptique envers le spiritisme saura reconnaître le caractère magique du récit poétique de Sandra Moussempès. Dans Cinéma de l’affect, la poète explore la voix et sa trace. Sa composition semble être la même que celle d’un fantôme. L’autrice s’interroge sur comment on capte la voix et comment elle resurgit dans nos vies.
Le caractère magique de la poésie de Sandra Moussempès est indéniable. Elle publie des livres depuis les années 90. Les titres de ces précédents ouvrages constituent de surprenantes propositions imaginaires. Entre Colloques des télépathes (L’attente, 2017) et Vestiges de fillette (Flammarion, 1997) en passant par Biographie des idylles (L’attente, 2008), chaque titre résonne comme une incantation. La lecture de Cinéma de l’affect donnera envie de découvrir ce qui s’y cache.
Mais Sandra Moussempès n’est pas seulement poète. Elle est aussi chanteuse et a réalisé plusieurs disques entre performance sonore et poésie chantée. Chaque réalisation vient faire écho à son travail d’écriture. Cinéma de l’affect est fortement lié au disque Vox Muséum paru aux éditions Jou. C’est dire si le thème de la voix est important pour cette poète à l’univers très affirmé.
Elle produit dans ce recueil une poésie qui mêle récit amoureux et témoignage personnel. Par exemple, elle évoque sa découverte d’une de ses ancêtres, la cantatrice Angelica Pandolfini. Elle voit dans cette femme italienne bien plus qu’un membre de sa famille, presque un double du passé.( LIRE LA SUITE ICI)
mardi 4 février 2020
Toute nouvelle recension d'"Acrobaties dessinées & CD Beauty Sitcom" par Hughes Robert
Retour sur image, après "Colloque des télépathes" avec une très belle chronique d'Hughes Robert (Librairie Charybde) sur "Acrobaties dessinées & CD Beauty Sitcom" (Editions de l'Attente, 2012) :
Par Hughes Robert (Charybde)
Féérie et imaginaire en mutation poétique continue, pour gratter par le texte et par la voix ce qui s’élabore derrière masques et façades.
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– Pourrait-on créer un répertoire de femmes qui mythifient la rencontre / attente ?
Des kamikazes affectives privilégiant le bénéfice secondaire à la « self esteem » analysant chaque particule d’une atmosphère idyllique
En susurrant quelques phrases toxiques,
bribes d’indépendance, en souvenir d’une hérédité contrariée sous forme de soutien pédagogique
Des kamikazes affectives privilégiant le bénéfice secondaire à la « self esteem » analysant chaque particule d’une atmosphère idyllique
En susurrant quelques phrases toxiques,
bribes d’indépendance, en souvenir d’une hérédité contrariée sous forme de soutien pédagogique
Cinq ans avant « Colloque des télépathes », et déjà aux éditions de L’Attente, la poétesse, chanteuse et performeuse Sandra Moussempès nous offrait en 2012 ces « Acrobaties dessinées », accompagnées du cd « Beauty Sitcom »., dont l’écoute permet de saisir concrètement l’intense aller-retour entre texte et voix plurielles (même émanant d’une unique artiste) qui s’impose au fil des années comme une profonde et mystérieuse marque de fabrique. On peut également se procurer les enregistrements « Vox Museum » et « Videographia », aux éditions Jou, pour poursuivre cette fabuleuse investigation sonore au gré du temps. Comme l’autrice s’en expliquait aux détours d’un excellent entretien avec Emmanuèle Jawad dans Poezibao (à lire ici), c’est probablement dans ce texte-ci que se manifeste pour la première fois de manière aussi claire l’irruption progressive, au cœur de la poésie et du chant, d’éléments autobiographiques soigneusement disjoints (la photographie de quatrième de couverture en constituant à son tour un témoignage signifiant, comme celle de la page 64, bien entendu), éléments qui contribuent décisivement à étayer une entreprise globale visant à regarder derrière les façades et les masques, sociaux et intimes, pour approcher mine de rien, sans effaroucher tout de suite, ce qui s’y dissimule. Un talent de contorsionniste psychologique et vocal, et en effet d’acrobate, est ici nécessaire, indéniablement – et la phrase de Sandra Moussempès, lue ou entendue, ne se dérobe jamais à sa mission.
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