Une variaton en cinq "tentatives" autour d'Acrobaties dessinées" par Philippe Rahmy-Wolf
http://remue.net/spip.php?article6155
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dimanche 25 août 2013
jeudi 22 août 2013
à Londres, Virgile et Olwyn Hughes
De retour d'un séjour toujours aussi revigorant à Londres, voici une photo d'Olwyn Hughes, notre "tante" de coeur (soeur de Ted Hughes le poète anglais, belle soeur de Sylvia Plath dont elle fut aussi l'agent et l'éditrice, c'est elle aussi qui répond par voie de presse aux nombreuses polémiques entourant le suicide de Sylvia Plath..) Ci-dessous avec Virgile mon fils en train de jouer aux échecs en 2012 et en 2013 chez elle à Londres.
Ici le texte que j'ai écrit sur notre trajet en voiture pour aller chez Ted Hughes dans le Devon, lorsque j'avais 12 ans, Olwyn conduisait sans permis..
vendredi 8 février 2013
Un article d'Anne Malaprade sur "Acrobaties dessinées", les parutions de Sitaudis.fr
Acrobaties dessinées et Beauty Sitcom de Sandra Moussempès de Anne Malaprade, les parutions de Sitaudis.fr
http://www.sitaudis.fr/Parutions/acrobaties-dessinees-et-beauty-sitcom-de-sandra-moussempes.php

jeudi 13 décembre 2012
mardi 16 octobre 2012
Soirée ActOral 12 "Beauty Sitcom" à Montévidéo
Soirée ActOral 12 "Beauty Sitcom" à Montévidéo, Marseille, 26 septembre 2012
Lecture performée d'"Acrobaties dessinées" (Edtions de l'Attente) et de textes inédits
Photo Andres Donadio www.andresdonadio.com
Billet dans l'Humanité
http://www.humanite.fr/culture/actoral-12-corps-et-cris-505358
jeudi 4 octobre 2012
dimanche 5 août 2012
Un atelier d'écriture dans le cadre de "A l'école des écrivains, des mots partagés ».
Un atelier d'écriture avec deux classes de quatrième et troisième au collège Roumanille, Avignon dans le cadre de l’ « école des écrivains, des mots partagés »
(Maison des écrivains/Ministère de l’éducation nationale)
Séance d'écriture, rideaux fermés, de petites bougies sont allumées sur les tables du centre
"Une destructuration volontaire des plans littéraires"
Nous allumons des bougies afin de stimuler l’imaginaire, deux classes sont réunies, une cinquantaine d’élèves, du coup autant d’énergies à canaliser vers l’acte de création.
Ils sont demandeurs, ils possèdent cette vitalité qui permet de se concentrer même dans le bruit apparent, un bruit de fond qui parfois s’arrête net on ne sait pourquoi, de concert, et le silence devient flagrant, celui qui laisse aux élèves la possibilité d’entrer en eux, seuls avec eux même.
Le thème c’est décidé sera « Je est un autre ». Le jeu sur le silence et le bruit de fond, puis le silence puis le retour des chuchotements et des rires, puis le temps de création entre bruit et calme entre tout et rien, passe d’un élève à l’autre.
Le recueil final s’appuie sur ce besoin de rêver sa vie en faisant tournoyer les mots vers le centre.
Les adolescents attendent toujours beaucoup de cette rencontre avec l’autre mais surtout avec eux même, ces moments rares permettent une telle introspection.
Les enseignants furent là aussi totalement engagés et investis par ce désir de s’intégrer totalement au processus re-créatif. Merci à eux, merci aux élèves pour leur prise de risque au jeu du je, pour leurs sourires et leur humour.
Sandra Moussempès, le 30 juin 2011
(Texte écrit pour la Maison des Ecrivains ainsi qu'en introduction du recueil de poésie des élèves).
lundi 9 juillet 2012
"Le détournement de l'image cinématique dans la poésie de Sandra Moussempès et de Jérôme Game" par John Stout
Le détournement de l'image cinématique dans la poésie de Sandra Moussempès et de Jérôme Game, chapitre de «Tout peut servir». Pratiques et enjeux du détournement dans le discours littéraire du XXe et XXe siècles" aux Presses de l'Université du Québec, 2011
Extraits :
Le but fondamental de cet article est de problématiser le rapport entre le cinéma et la littérature. Comme le cinéma a si souvent été considéré un art narratif, il est important de constater qu’il existe d’autres approches possibles pour entreprendre une analyse de cet art. Si «l’histoire» présentée peut être vue plutôt comme un prétexte esthétique, alors les aspects visuels d’un film peuvent passer au premier plan. En effet, le côté visuel du cinéma – la place primordiale qu’il réserve à l’image – justifie très certainement un rapprochement avec la poésie. C’est ce genre de rapprochement qui sera la base de mon analyse. Au lieu d’insister sur la primauté de l’histoire que le film raconte, je chercherai à mettre en valeur l’expérience visuelle. Le cinéma se définit, alors, comme une séduction visuelle. L’image au cinéma nous séduit, nous dérange, nous apprend à voir le réel autrement.
Flip-Book de Jérôme Game et «Espoirs sans tain» de Sandra Moussempès ont été créés à partir d’une appropriation d’images cinématiques précises. Les séries de poèmes présentées dans ces deux livres constituent une reprise et une remise en question du contenu de certains films. L’idée du cinéma en tant que machine à produire des histoires est refusée dans les deux textes, où les processus de narration filmiques sont suspendus et/ou détournés afin que l’on puisse s’attarder sur l’image, qui deviendra, par conséquent, de plus en plus étrange.
«Espoirs sans tain» est une série de neuf poèmes inclus dans «Vestiges de fillette» (1997), le deuxième livre de poésie de Sandra Moussempès (née en 1965). Texte provocateur et lyrique, violent et tendre, Vestiges de fillette est composé de onze suites de poèmes qui évoquent l’enfance au féminin par fragments, par images coupées et extrêmes. Le nom de «la fillette» change constamment : Madeleine, Marguerite, Alice, Iris, Mina, Daisy, Penny… L’identité féminine s’avère instable, multiple. Une thématique du miroir (ou plutôt du miroir déformant) est à l’œuvre ici. Dans ce texte la discontinuité sert de principe esthétique. Aucun portrait intégral ou sécurisant de la fillette n’y est proposé. Dès le premier poème du livre, on entre dans un monde bizarrement violent :
"Les cheveux et la gorge noués,
Un ruban bleu posé sur le front.
La petite fille trempe une araignée dans l’eau bouillante"
Aucune mièvrerie ni douceur factice ne sont présentes dans ce texte de S. Moussempès. Elle nous invite, au contraire, à assister à une vision troublante où l’idée de l’enfance, telle que redéfinie par Freud, revient d’un poème à l’autre.
La deuxième séquence de poèmes, «…ELEMENTS OF REFLECTION», nous plonge dans des fantasmes violemment érotiques :
: Les liens marquent sa peau finement striée
[…]
Elle murmure quelques maux inaudibles;
Elle respire, souffle d’extase, à demi compris;"
Vestiges de fillette se situe dans le domaine du fantasme. Il bouscule notre sens de la réalité. La poète a dédicacé ce livre «Aux Alice bleues…du Royaume / - Memory – » et force est de constater qu’Alice au pays des merveilles est un des intertextes clé à travers lesquels Moussempès construit son livre. A la fin, d’ailleurs, on passe à l’autre côté du miroir :
«je me regarde dans le miroir […] je franchis la frontière».
Parmi les doubles de la fillette qui surgissent dans ces poèmes, la poupée revient à maintes reprises. Une voix déclare, par exemple :
«J’aimerais visiter le musée de Childhood. // Pour voir des poupées avec de vrais cheveux, un château de princesse, une princesse».
Cependant, ces poupées d’enfance deviennent le plus souvent des cibles de violence et de torture chez Moussempès, comme le fait remarquer Anne Malaprade : «Les poupées [de Moussempès] héritent d’ailleurs des souffrances de leurs filles-mères adoptives : les poupons ont la particularité d’être rigides, amputés, violemment dévêtus. Leurs yeux sont crevés, leurs corps, parfois, acéphales». On songera, alors, aux « poupées » de Hans Bellmer – mannequins démembrés, grotesques, objets de fantasmes profondément sadiens.
ESPOIRS’ SANS TAIN : Au-delà de 9 photos de C.Sherman (Vestiges de fillette p. 101-112) s’intègre de façon évidente à cette poétique inquiétante de l’image de la fillette/femme. La poète s’approprie des photos appartenant à la célèbre série des «Untitled Film Stills» créée par la photographe américaine Cindy Sherman. De 1977 à 1980, C. Sherman a produit une soixantaine de photos où elle se déguise, se cachant derrière des images tirées des films des années 1940, 1950 et 1960. Tout en rendant hommage à l’esthétique des films classiques, elle pratique une caricature des images de femmes mises en relief dans ces films. Les photos de Sherman mêlent la vraisemblance et l’exagération de façon saisissante.
La série entière des «Untitled Film Stills» fut présentée pour la première fois en 1995 au Musée Hirshhorn à Washington. Comme l’explique le critique d’art Amada Cruz, «[i]n each picture, Sherman depicts herself alone, as a familiar but unidentifiable film heroine in an appropriate setting ». Ne cherchant pas à évoquer tel ou tel film en particulier, la photographe s’efforce plutôt de reproduire l’effet visuel général des films des années 1940 et 1950. Le genre hollywoodien du «film noir» l’inspire certainement. Sherman se déguise tantôt en séductrice, tantôt en jeune femme vulnérable et mal à l’aise sous le regard masculin. (L’article de Laura Mulvey «Visual Pleasure and Narrative Cinema» est souvent cité dans les discussions critiques de ces photos). Un rapport troublant et ambigu au modèle hollywoodien s’instaure dans ces photos, car Sherman se sert de l’imitation afin de dévoiler les discours sociaux et médiatiques à l’œuvre dans la culture moderne de l’image.
Dans son article «The Making of Untitled», Cindy Sherman indique quelles ont été les premières étapes de son projet portant sur l’image cinématique :
"Barnes and Noble had millions of books about the movies – whole books on Garbo, Eastern European films, silent films, horror films, film fads. These were my textbooks, my research […] I liked the Hitchcock look, Antonioni, Neorealist stuff. What I didn’t want were pictures showing strong emotion. In a lot of movie photos the actors look cute, impish, alluring ; distraught, frightened, tough, etc. but what I was interested in was when they were almost expressionless. Which was rare to see ; in film stills there’s a lot of overacting because they’re trying to sell the movie."
Elle entreprend donc la tâche de placer l’image cinématique à une distance critique, la séparant du marché capitaliste auquel l’industrie du cinema reste soumise. Le rapport au cinéma que ces photos révèlent est à la fois intense et ambivalent.
C’est la mise en scène de l’identité féminine dans les «Untitled Film Stills» qui a attiré le plus d’attention. Plus loin dans «The Making of Untitled» Sherman offre des remarques qui éclairent la signification de cette espèce de mise en scène :
"I suppose unconsciously, or semiconsciously at best, I was wrestling with some sort of turmoil of my own about understanding women. The characters weren’t dummies ; they weren’t just airhead actresses. They were women struggling with something but I didn’t know what. The clothes make them seem a certain way, but then you look at their expression, however slight it might be, and wonder if maybe ‘they’ are not what the clothes are communicating. I wasn’t working with a raised ‘awareness,’ but I definitely felt that the characters were questioning something – perhaps being forced into a certain role. At the same time, those roles are in a film : the women aren’t being lifelike, they’re acting. There are so many levels of artifice. I liked that whole jumble of ambiguity."
En reprenant ces images de Cindy Sherman afin de les transformer en descriptions verbales, en textes d’une page ou d’une demi-page, Sandra Moussempès souligne la métaphore du miroir. En effet, ses neuf poèmes inspirés des images de Sherman portent le titre générique de «Reflets». Les images de Hollywood sont répétées et déformées par la photographe ; Moussempès, à son tour, va refaire et déformer les images de Sherman. «Reflet 1», le premier des neuf poèmes, présente l’image suivante :
Cette description créée à partir d’une photo de C. Sherman – comme la série des photos des «Untitled Film Stills» dans l’ensemble – appartient au domaine du «simulacre». Comme l’affirme Jean Baudrillard, la simulation est devenue une caratéristique générale de la société contemporaine. Dans ce monde de la simulation, précise-t-il, «[i]l ne s’agit plus d’imitation, ni de redoublement, ni même de parodie. Il s’agit d’une substitution au réel des signes du réel». Baudrillard ajoute que «[s]imuler est feindre d’avoir ce qu’on n’a pas […] [L]a simulation remet en cause la différence du ‘vrai’ et du ‘faux’, du ‘réel’ et de l’ ‘imaginaire’». Il identifie quatre phases successives de l’image. Si on appliquait son modèle aux photos de C. Sherman, reprises et retravaillées par S. Moussempès, ces photos appartiendraient à la quatrième et dernière phase donnée, celle du pur simulacre.
Telles seraient les phases successives de l’image : elle est le reflet d’une réalité profonde,
elle masque et dénature une réalité profonde, elle masque l’absence de réalité profonde,
elle est sans rapport à quelque réalité que ce soit, elle est son propre simulacre pur
Les photos de C. Sherman présentent des copies déroutantes d’images de femmes imaginaires jouées par d’autres femmes. De telles photos «masquent l’absence de réalité profonde», pour reprendre la formule de Baudrillard. Les descriptions verbales incluses dans Vestiges de fillette, étant encore plus détachées d’une source réelle, seraient, alors, «[leur] propre simulacre pur». Puisque Moussempès met en relief l’emploi des miroirs, des perruques et du rouge à lèvres dans ses poèmes d’ « ESPOIRS ‘sans tain’», une esthétique du simulacre se présente de façon consciente dans ces poèmes. C’est ainsi qu’une remise en question critique de l’assujettissement de la femme/fillette au système artificiel du simulacre a lieu :
"Ouverture lisse de la jambe, emblème des cheveux de paille, symbole fardé de sa patrie. La modernité l’envahit, à perdre le souffle, elle vit sous l’écroulement de son propre corps, comme une valse qui bat la mesure, elle ne trouve jamais le sommeil. Les cycles la perturbent, Carrie, Lee-Ann ou Kimberley, […] [E]lle est une enfant trompée, les sourires faciles, la perruque blonde, les joues bouffies par l’alcool, elle utilise le simulacre à perte de vue, glamour, D-E-S-I-R-E, en anglais dans le texte. Articule quand tu parles, réveille-toi, pense à tes aieuls, oublie les sourires englués, fuis les motels et les strip-teases glauques de Las Vegas…"
John Stout, 2011
(Extrait du "Détournement de l'image cinématique dans la poésie de Sandra Moussempès et de Jérôme Game" de John Stout in «Tout peut servir». Pratiques et enjeux du détournement dans le discours littéraire des XXe et XXe siècles" aux Presses de l'Université du Québec, 2011)
dimanche 17 juin 2012
Festival de poésie sonore "Sans titre mais poétique # 2, Strasbourg
Programmation complête ici :
http://strasbourgcurieux.free.fr/agenda/strasbourgSql/agenda/AffichagePopUp.php?row=16066&index
Fred Daclon, S.Moussempès (photo de François)
Table ronde autour de l'internationalisation des réseaux de la poésie sonore (avec Jaap Blonk, Anne James Chaton, Joachim Montessuis, Sandra Moussempès, Julien Ottavi, Christophe Boursault...) en podcast ICI
Lien infos :
http://www.halldeschars.eu/agenda/table-ronde-vers-une-internationalisation-des-reseaux-de-la-poesie.html
jeudi 7 juin 2012
Vient de paraître "Acrobaties dessinées" aux éditions de l'Attente (livre + CD)
Résumé du livre par les éditeurs sur la couverture :
"Une place singulière est faite au monde de l’imaginaire et du féérique à travers l’écran où s’entremêlent poésie, prose, fiction et enquête. Sandra Moussempès nomme ce qui échappe au genre, esquisse le portrait malléable d’un récit en mutation continue dans l’élasticité brumeuse du temps qui passe. Avec le CD Beauty Sitcom, dans une ambiance postpunk liquide elle révèle d’une voix idyllique les abysses bleutés d’une pièce de vers performative."
Photo couverture : autoportrait Sandra Moussempès, 1986
Design couverture : JMGirard
115 pages & CD de poésie sonore 8 titres + bonus track
Dans toutes les bonnes librairies ou ici : http://www.editionsdelattente.com/site/www/index.php/livre/front/read?id=124
dimanche 18 mars 2012
Soirée P.A.N dans le cadre d"Etats premiers des poèmes", Limoges
Sandra Moussempès, Dominic Jenvrey, Sylvain Courtoux, Jean Gilbert, Antoine Boute...
Programme complet ici : http://www.pan-net.fr/IMG/pdf/epp_flyerA5.pdf
Sur l'invitation de Jean Gilbert (P.A.N)
J'ai pu exposer également mes poèmes visuels (dessins, photos et techniques mixtes) en lien avec mon travail d'écriture et d'audio-poème.
lundi 12 mars 2012
A venir festival Declamons, Université de Rennes, le 20 mars
Je suis invitée au festival Declamons, à l'université de Rennes, le 20 mars, programme complet ici :
http://www.univ-rennes2.fr/sites/default/files/UHB/SERVICE-CULTUREL/printemps%202012.pdf
http://www.univ-rennes2.fr/sites/default/files/UHB/SERVICE-CULTUREL/printemps%202012.pdf
dimanche 11 mars 2012
Lecture/performance au musée d'art contemporain du Carré d'Art, Nîmes
Dans le cadre des rencontres poétiques de la médiathèque du Carré d'Art , j'étais invitée à lire et à présenter mes audio-poèmes le 9 mars à 20h30
Tous mes livres (sauf "Exercices d'incendie" et "Hors champ) dans la vitrine de la librairie du musée du Carré d'Art
jeudi 16 février 2012
Lecture/performance à l'ENS de Lyon, CERCC
Lecture/performance mercredi 29 février à 18h30, Ecole Normale Supérieure de Lyon, au CERCC (Centre d'études et de recherches comparées sur la création), cycle de poésie parlée organisé par Patrick Dubost.
Infos ici :
http://cercc.ens-lyon.fr/spip.php?article199
Infos ici :
http://cercc.ens-lyon.fr/spip.php?article199
samedi 7 janvier 2012
Audio-poème de Sandra Moussempès et Kristin Prevallet dans la revue en ligne Alligatorzine
A écouter en cliquant sur sur ce visuel :
Texte de Kristin Prevallet ici : http://peepshowpoetry.blogspot.com/2011/07/blog-post_9254.html?spref=fb
lundi 19 septembre 2011
Article de Guenael Boutouillet sur mon travai dans Gare Maritime
Sandra Moussempès
Texte lu lors du festival Midi-Minuit, édition d’octobre 2011 ; publié dans Gare maritime 2012, (revue anthologique annuelle de La Maison de la poésie de Nantes).
———————————————————-
Sandra Moussempès, poète, est auteure de livres aux titres suaves et sombres : Photogénies des ombres peintes, Biographie des idylles… chez Flammarion, à L’Attente ou chez Fourbis. Elle fut pensionnaire de la Villa Médicis au milieu des années 90, et trace depuis son sillon excentré, loin des courants et des dogmes du milieu poétique – plus loin encore depuis qu’elle s’est installée dans les Cévennes, il y a quelques années.
Difficile de la cataloguer, de l’encercler net. C’est un des charmes (entendre charme au sens sorcier du terme ; entendre sorcier au sens plein : bricolage, irrévérence, spiritualité enchâssées) de cette affaire, de ces miniatures inquiètes que façonne Sandra Moussempès au fil de ses livres : qu’on ne saura décidément, résolument pas, lui choisir un camp, lyrique ou formel, abstrait ou concret, non, son endroit, elle l’invente.
Expérimentale ira, elle en veut bien de cet adjectif, oui, qu’on approuve avec elle (entendre expérimentale, aux sens multiples : d’expérience scientifique & d’expérience humaine, charnelle), expérimental lui va, car dit-elle, (dans l’excellent dossier que lui a consacré le site libr-critique) :
Difficile de la cataloguer, de l’encercler net. C’est un des charmes (entendre charme au sens sorcier du terme ; entendre sorcier au sens plein : bricolage, irrévérence, spiritualité enchâssées) de cette affaire, de ces miniatures inquiètes que façonne Sandra Moussempès au fil de ses livres : qu’on ne saura décidément, résolument pas, lui choisir un camp, lyrique ou formel, abstrait ou concret, non, son endroit, elle l’invente.
Expérimentale ira, elle en veut bien de cet adjectif, oui, qu’on approuve avec elle (entendre expérimentale, aux sens multiples : d’expérience scientifique & d’expérience humaine, charnelle), expérimental lui va, car dit-elle, (dans l’excellent dossier que lui a consacré le site libr-critique) :
« Il y a la possibilité dans l’écriture expérimentale de pouvoir ouvrir tous les champs sémantiques et lexicaux sur d’autres « genres », je peux devenir philosophe le temps d’un texte sans pour autant devoir prouver ou argumenter quoi que ce soit, être à distance de… Une forme de cut-up qui associe le politique, le social, le biographique et résume l’irrésumable. »
(Lire la suite ICI..)https://materiaucomposite.wordpress.com/2011/10/25/sandra-moussempe
jeudi 4 août 2011
Festival Voix Vives à Sète, juillet 2011
"Beauty Sitcom" performance sonore et poétique présentée en solo à la Chapelle du Quartier Haut
Sandra Moussempès (Chants, poèmes, explorations vocales)
Merci à Antoine Dufeu pour les photos et à Patrick Dubost pour la présentation
samedi 28 mai 2011
Beauty Sitcom, live, 20 mai, Nîmes soirée Poésie électro
Les textes lus étaient inédits pour la plupart à paraître dans mon prochain livre/CD aux Editions de l'Attente en 2012, mis à part "Peau 5" (texte extrait de "Captures" Editions Flammarion/Poésie 2004)
Avec Jacques-marie Bernard au Clavier
Scénographie : Philippe Pannetier
http://synradio.fr/beauty-sitcom-le-point-de-vue-de-philippe-pannetier/
Photos Philippe Pannetier
dimanche 20 mars 2011
Performance sonore "Superstitions IV" au Carré d'Art, musée d'art contemporain, Nîmes
Photos de la performance (dans le cadre du salon du livre d'artiste et de Websyn radio/Droit de cités, le 19 mars à 16h30, salle de conférence du Carré d'Art).
lundi 21 juin 2010
Lectures croisées : Sandra Moussempès, Philippe Beck, Liliane Giraudon
samedi 19 juin 2010
Photos du marché de la poésie à Paris, remise du prix Hercule de Paris 2010 pour Photogénie des ombres peintes
Autoportrait vide d’une « stratège d’apocalypse » dossier chronique de Fabrice Thumerel sur le travail de Sandra Moussempès
Dossier complet : http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=2436
Entretien : http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=2355
Entretien deuxième partie : http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=2404
mardi 30 mars 2010
Prix Hercule de Paris 2010
Le prix Hercule de Paris 2010 pour
Photogénie des ombres peintes (Flammarion 2009, 2010) de Sandra Moussempès
Le 19 juin à 18 heures
sur le stand des éditions Flammarion
au Marché de la poésie, place St-Sulpice, 75006 Parisen présence
d'Yves di Manno, poète, directeur de la collection Poésie/Flammarion
et Jean-Marc Baillieu poète, créateur du Prix Hercule de Paris
Petit historique du Prix Hercule de Paris par son instigateur Jean-Marc Baillieu :
Le prix Hercule de Paris existe depuis 1984.
Le jury de 3 membres choisit à l'unanité un livre parmi les parutions d'un année.
Certaines années, il n'y eut pas de prix car le jury ne put être d'accord à l'unanimité. Certaines années, il y eut deux prix : un prix "garçons" et un prix "filles".
La récompense est adaptée au lauréat du prix qui participe au choix : objet d'art, week-end sur la côte, édition bibliophilique d'un ouvrage, repas gastronomique avec invités, paire de claques ou fessée (lauréat maso), vêtement de marque, voiture de course (miniature ancienne)
La remise officielle du prix a lieu le plus souvent au Marché de la Poésie place St-Sulpice en juin à Paris l'année qui suit celle de la parution de l'ouvrage récompensé.
Parmi les lauréats : Hubert Lucot, Joseph Guglielmi, Tita Reut, Anne Parian, Jean-Françoix Bory, Françoise Valéry, Jean-Paul Chague, Cécile Mainardi...
Le prix 2010 (ouvrages parus en 2009) est l'ultime (last and least) prix Hercule de Paris.
samedi 28 novembre 2009
Un article de Richard Blin sur "Photogénie des ombres peintes" (Le Matricule des Anges, novembre 2009)
Tropismes intérieurs
Jouant des masques et du secret comme de l'arbitraire et des vertiges de l'image, c'est le battement de la parole à l'intérieur d'elle-même que poursuit Sandra Moussempès dans son nouveau recueil.
Avec quoi se débat-elle Sandra Moussempès ? Quelle érotique du temps et du secret ? Quelles expériences de dessaisissement ? Quelle volonté d'arracher la beauté au vertige ? Quel impossible ? Après Vestiges de fillette (1997) et Captures (2004), les sept séquences qui composent Photogénie des ombres peintes continuent à interroger les écrans trompeurs de l'apparence, l'instinct de liaison comme les pulsions de déliaison et toutes les forme de divergence et de distorsion à l'oeuvre dans le triangle que forment l'amour, le vide et le langage.
"Une forme d'incantation post-moderne, fruit d'un "vertigo love", doublée d'une mise en perspective du réèl et de son image. Un univers où tout est "question de perception" et de mémoire, de "corps de lumière" et de "petites déconstructions", d'images projetées et d'effets de spécularité, de décalage et de filigrane. Des poèmes qui souvent ont un ciel (en italique) et une terre (en romain), qui sont des radiographies de l'entre-deux (entre le père et sa fille, l'homme et la femme, l'ombre et la lumière, le rêve et la réalité...); des spectographies du désir ou de l'absence, des précipités de sensations ou encore des scènes où "officient à trois dans l'harmonie" les fantômes du rêve, du délire et du désir.
Leurres et simulacres qui nous mettent à la fois en contact et à distance d'une réalité interne faite de la singularité d'instants arrachés à la réalité, au rêve, au souvenir. Evénements extatiques "liés à la déviance amoureuse", éclats de film noir, "preuves illustrées", évidences hasardeuses : "tout relève du dénuement de chaque réalité mise en scène", de rêves opaques ou de "matière mentale". Un monde où "la fiction devient chaque jour plus hermétique", où les "princesses compatibles se désistent", où "la dégustation d'un poisson embroché incite à tous les dévouements", où l'on peut s'extasier devant "l'aspect "merveilleux" de la reproduction" et passer des promesses aux promises, de la grâce au strass, de la peau de chagrin à la peau de chacun et même de l'obscur objet du désir à celui "du déni : façonné en clé de voute".
Comme si la réalité ne cessait de se dérober derrière le mirage des reflets et des illusions, la facticité des représentations ou la production onirique d'images liées aux ratés de la relation comme aux fantasmes. Comme si, derrière ces cristallisations poétiques de points de vue, ces captations d'images, ces conjugaisons de visible et d'invisible, d'odeurs et de sons, se cherchait le langage d'une délivrance, s'éprouvait une esthétique de la fragmentation, s'élaborait une histoire parallèle, jouant avec les masques et les avatars de "la VRAIE personalité de l'héroine".
Photogénique, ce qui naît de la lumière, d'où ce très beau titre, Photogénie des ombres peintes, qui soulignant la beauté d'images-fantôme, suggère aussi, derrière la vacillation des présences, le poids de l'occulte. "Ce que précisément la poésie implose ou accepte : la non-formulation du réèl par son miroitement sur la matière". Entre l'empreinte et la trace, le monde extérieur et son relief intérieur, se devine et se dessine la circularité enivrante de tout ce qui dans la sphère des images de l'amour reste toujours à apprendre.
Du "seul jardin japonais à portée de vue" à "Kyoto élegies" -c'est-à-dire en passant par ce pays lointain et fantasmatique dont Barthes disait qu'il est un empire où les signes vivent en toute liberté- ce sont les éclats d'une impossible mythologie du moi que nous donne Sandra Moussempès. "Sachez que je suis en train de cacher quelquechose". Secret qui participe de ce mouvement organique dont le biographique fait entendre la vibration jusque dans les juxtapositions incongrues et les effets de symétrie décentrée qui donnent à ce recueil son étrange et belle profondeur pensive.
Richard Blin in Le Matricule des Anges, novembre 2009
Photogénie des ombres peintes
Sandra Moussempès, Flammarion, 128 pages, 16 euros
Lire aussi :
Jouant des masques et du secret comme de l'arbitraire et des vertiges de l'image, c'est le battement de la parole à l'intérieur d'elle-même que poursuit Sandra Moussempès dans son nouveau recueil.
Avec quoi se débat-elle Sandra Moussempès ? Quelle érotique du temps et du secret ? Quelles expériences de dessaisissement ? Quelle volonté d'arracher la beauté au vertige ? Quel impossible ? Après Vestiges de fillette (1997) et Captures (2004), les sept séquences qui composent Photogénie des ombres peintes continuent à interroger les écrans trompeurs de l'apparence, l'instinct de liaison comme les pulsions de déliaison et toutes les forme de divergence et de distorsion à l'oeuvre dans le triangle que forment l'amour, le vide et le langage.
"Une forme d'incantation post-moderne, fruit d'un "vertigo love", doublée d'une mise en perspective du réèl et de son image. Un univers où tout est "question de perception" et de mémoire, de "corps de lumière" et de "petites déconstructions", d'images projetées et d'effets de spécularité, de décalage et de filigrane. Des poèmes qui souvent ont un ciel (en italique) et une terre (en romain), qui sont des radiographies de l'entre-deux (entre le père et sa fille, l'homme et la femme, l'ombre et la lumière, le rêve et la réalité...); des spectographies du désir ou de l'absence, des précipités de sensations ou encore des scènes où "officient à trois dans l'harmonie" les fantômes du rêve, du délire et du désir.
Leurres et simulacres qui nous mettent à la fois en contact et à distance d'une réalité interne faite de la singularité d'instants arrachés à la réalité, au rêve, au souvenir. Evénements extatiques "liés à la déviance amoureuse", éclats de film noir, "preuves illustrées", évidences hasardeuses : "tout relève du dénuement de chaque réalité mise en scène", de rêves opaques ou de "matière mentale". Un monde où "la fiction devient chaque jour plus hermétique", où les "princesses compatibles se désistent", où "la dégustation d'un poisson embroché incite à tous les dévouements", où l'on peut s'extasier devant "l'aspect "merveilleux" de la reproduction" et passer des promesses aux promises, de la grâce au strass, de la peau de chagrin à la peau de chacun et même de l'obscur objet du désir à celui "du déni : façonné en clé de voute".
Comme si la réalité ne cessait de se dérober derrière le mirage des reflets et des illusions, la facticité des représentations ou la production onirique d'images liées aux ratés de la relation comme aux fantasmes. Comme si, derrière ces cristallisations poétiques de points de vue, ces captations d'images, ces conjugaisons de visible et d'invisible, d'odeurs et de sons, se cherchait le langage d'une délivrance, s'éprouvait une esthétique de la fragmentation, s'élaborait une histoire parallèle, jouant avec les masques et les avatars de "la VRAIE personalité de l'héroine".
Photogénique, ce qui naît de la lumière, d'où ce très beau titre, Photogénie des ombres peintes, qui soulignant la beauté d'images-fantôme, suggère aussi, derrière la vacillation des présences, le poids de l'occulte. "Ce que précisément la poésie implose ou accepte : la non-formulation du réèl par son miroitement sur la matière". Entre l'empreinte et la trace, le monde extérieur et son relief intérieur, se devine et se dessine la circularité enivrante de tout ce qui dans la sphère des images de l'amour reste toujours à apprendre.
Du "seul jardin japonais à portée de vue" à "Kyoto élegies" -c'est-à-dire en passant par ce pays lointain et fantasmatique dont Barthes disait qu'il est un empire où les signes vivent en toute liberté- ce sont les éclats d'une impossible mythologie du moi que nous donne Sandra Moussempès. "Sachez que je suis en train de cacher quelquechose". Secret qui participe de ce mouvement organique dont le biographique fait entendre la vibration jusque dans les juxtapositions incongrues et les effets de symétrie décentrée qui donnent à ce recueil son étrange et belle profondeur pensive.
Richard Blin in Le Matricule des Anges, novembre 2009
Photogénie des ombres peintes
Sandra Moussempès, Flammarion, 128 pages, 16 euros
Un article d'Angèle Paoli sur son site "Terres de femmes"
http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2009/12/sandra-moussemp%C3%A8s-photog%C3%A9nie-des-ombres-peintes.html
Une présentation de Fabrice Thumerel sur le site Libr-critique :
http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=1502
article de Matthieu Nuss :
http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=2318
Une proposition de Pierre Ménard sur le site Liminaire :
http://liminaire.fr/spip/spip.php?article398
Article de Jean-Marc Baillieu sur le site Sitaudis :
http://www.sitaudis.fr/Parutions/photogenie-des-ombres-peintes-de-sandra-moussempes.php
Article de Francesco Magris sur libr-critique :
http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=1836
Article du Matricule des Anges :
http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=62779
lundi 26 janvier 2009
"Ecrits" de Claude Cahun
"Ecrits" de Claude Cahun, édition présentée et établie par François Leperlier (ed. Jean-Michel Place)
"L'important c'est d'être princesse" explique Claude Cahun dans un de ses mini contes de fées pas toujours fées, plutôt strangulées dans un effet de serre, de style mis à nu en débris lymphatiques.
De minuscules cadres, des ciseaux pour couper ce qui dépasse, recoudre à l'envers, tolérer les impasses. Claude Cahun aimait à se photographier (c'est que l'on connaissait d'elle) se peindre, se coller, mais d'un amour douloureux, une mise en déroute de son être tout entier. Son écriture est longtemps laissée sur le carreau, loin des miroirs, avec en éclaireur, son oncle Marcel Schwob auteur entre autre de la "Lampe de Psyché".
Elle se voit : "arriviste de l'âme" se retient d'être trop présente. L'écriture est acerbe pointue comme une aiguille. Le tout pour une duchesse surannée, au curieux crâne désaffecté (vues et visions de camps décimés). Lucy Renée Mathilde rebaptisée Claude comme d'autre George. Elle répond à la question biaisée : "Individualisme ? Narcissisme ? Certes. C'est ma meilleure tendance, la seule intentionnelle fidélité dont je sois capable."
Entre détours politiques et poèmes ciselés, quelques rares photos. Il faut fouiller pour trouver le fil conducteur, s'engouffrer dans l'énorme mémorisation : Sur l'homme : "mon prince charmant n'est autre que Dieu le père". Sur le surhomme : "éternellement désincarné [...]j'adore Dieu le Fils". Sur Dieu : " le mot Dieu est nécessaire puisqu'il est".
Elle décrit l'arrivée de prisonniers dans un camp nazi "les corps privés de vêtements, de cheveux" (comme dans ses futurs autoportraits). Dans le dernier texte, elle évoque : "Tout habitant du pays sans miroirs", une prose concise et complexe : "Vers je, vers tu, nous allons cahin-caha, mon pronom personnel haïssable". Et se découvre : "traduisant ma vie tragique par leur vie triviale".
Au delà de tout engagement politique ou esthétique, en tant que femme et artiste aux multiples talents, Claude Cahun interroge les voix fluides du néant.
Sandra Moussempès
Chronique publiée en 2003 dans les Cahiers Critiques de Poésie 5 (Cipm).
lundi 19 janvier 2009
Photos de Sandra Moussempès
Photos de diverses périodes de ma vie, à Paris, Valliguières, Londres, Rome etc..
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| Avec mon fils Virgile, Marseille 2005 |
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| Grouppe Mimicry, Kinky Roland, Sandra Moussempès Press release London 1997 |
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| Sandra Moussempès Villa Médicis, Rome 1996 |
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| Villa Médicis Rome 1996 |
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| Jean-Michel Othoniel, Sandra Moussempès 1996 |
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| Sandra Moussempès London 1993 photos de presse |
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| Sandra Moussempès 1990 photo Yann Levrey |
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| Sandra Moussempès 1985, Paris |
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| Sandra Moussempès 1983 Paris |
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| Sandra Moussempès, 5 ou 6 ans, Paris 13ème |
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| Jacques Moussempès et Sandra Moussempès, 67 rue Croulebarbe Paris 13ème |
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| Sandra Moussempès et Jacques Moussempès Château de Valliguières |
mardi 23 décembre 2008
Ray di Palma par Sandra Moussempès (mes écrits sur les autres)
Ce recueil se présente comme le carnet de notes d'une enquête improbale autour notamment du tombeau/oeuvre de Reverdy. Il n'est pas question de résolution car "les questions recouvrent de peau la question de la peau" mais de reconnaître la peur "dans le fondu au noir". Par cette lévitation du sujet, le lecteur peut se construire son propre monde Réverdy, d'après des "documents reconstitués dans un coin à peine éclairé". C'est avec l'esquisse, le mélange des gens et des genres que Ray di Palma entend animer ce qui n'est plus. Sa langue jamais saturée de mélancolie, évoque plutôt une "hystérie résignée" ; un dénivelé où la poésie de RdP. "Emportant la roue emportant l'espace qu'elle prolonge" exprime toute sa subtilité. Ce livre doit être lu et relu de façon préméditée, méditative, jusqu'à l'obstruction des points de visibilité, sans vulnérabilité. En "privilégiant l'attente" pour un "enchantement final".
Article de Sandra Moussempès paru dans le Cahier Critique de Poésie n°6, sur "Le tombeau de Reverdy" de Ray di Palma
Article de Sandra Moussempès paru dans le Cahier Critique de Poésie n°6, sur "Le tombeau de Reverdy" de Ray di Palma
Sylvia Plath, Birthday, Ted Hughes, par Sandra Moussempès (mes écrits sur les autres)
Ariel de Sylvia Plath
Le recueil a été écrit principalement, les six derniers mois qui ont précédé le suicide de S. Plath. Ted Hughes, son mari et poète célèbre, sélectionnera les poèmes. Depuis le départ de Ted, S.P écrivait tous les jours à l’aube, ses deux enfants en bas âge dormant à côté. Sa vie perturbée fut le matériau de son écriture sensorielle et innovatrice. Les poèmes d’Ariel sont ceux de la perte : du père mort quand elle avait 9 ans puis du mari infidèle : « Un sourire est tombé dans l’herbe / Perte irréparable ! / Et comment tes danses nocturnes / Se perdront. En mathématiques ? » ou encore dans « Daddy » : « Le téléphone noir est coupé à la racine, / Les voix ne peuvent plus ramper jusqu’à nous». C’est pendant cette période de dénuement que Plath écrira ses plus beaux poèmes. Comme s’il lui avait fallu sacrifier sa vie confortable et académique, pour devenir enfin ce qu’elle pressentait, dans une lettre adressée à sa mère : «Je suis un écrivain génial, je suis née pour écrire, je suis en train de composer les meilleurs poèmes de ma vie.»
Par Sandra Moussempès
*
Birthday Letters de Ted Hughes
C'est le livre des émotions ressurgies, trente-cinq ans après le sucide de la poétesse Sylvia Plath. Une mémoire vive des sept années de mariage unissant Ted (mort récemment) à la jeune femme de l'époque. Les poèmes se lisent comme un récit prosodique, "qui pouvait jouer Miranda ? Personne d'autre qu toi.", hommage à la femme aimée, admirée puis quittée. Minutieux détails de cette dévotion ravivée. "La sévère l'autère Emily qu'aurait-elle fait de tes regards effrontés". rêves tourmentés de Sylvia : "un brochet [...] et dans son oeil, un foetus humain palpitait". Ted, poète de la Reine, à qui l'on conseilla d'écrire sur une maison hantée, savait-il que cette épouse blonde et brillante mais aussi "déluge noir" à jamais attachée à un père mort trop tôt, ressemblerait à cette maison : "celui qui y pénètre ne la quitte jamais complêtement". Sans réèl enjeu formel, le livre est une superbe litanie.
Par Sandra Moussempès
Ces deux articles ont été publiés dans les Cahiers Critiques de Poésie du Cipm en 2003
Le recueil a été écrit principalement, les six derniers mois qui ont précédé le suicide de S. Plath. Ted Hughes, son mari et poète célèbre, sélectionnera les poèmes. Depuis le départ de Ted, S.P écrivait tous les jours à l’aube, ses deux enfants en bas âge dormant à côté. Sa vie perturbée fut le matériau de son écriture sensorielle et innovatrice. Les poèmes d’Ariel sont ceux de la perte : du père mort quand elle avait 9 ans puis du mari infidèle : « Un sourire est tombé dans l’herbe / Perte irréparable ! / Et comment tes danses nocturnes / Se perdront. En mathématiques ? » ou encore dans « Daddy » : « Le téléphone noir est coupé à la racine, / Les voix ne peuvent plus ramper jusqu’à nous». C’est pendant cette période de dénuement que Plath écrira ses plus beaux poèmes. Comme s’il lui avait fallu sacrifier sa vie confortable et académique, pour devenir enfin ce qu’elle pressentait, dans une lettre adressée à sa mère : «Je suis un écrivain génial, je suis née pour écrire, je suis en train de composer les meilleurs poèmes de ma vie.»
Par Sandra Moussempès
*
Birthday Letters de Ted Hughes
C'est le livre des émotions ressurgies, trente-cinq ans après le sucide de la poétesse Sylvia Plath. Une mémoire vive des sept années de mariage unissant Ted (mort récemment) à la jeune femme de l'époque. Les poèmes se lisent comme un récit prosodique, "qui pouvait jouer Miranda ? Personne d'autre qu toi.", hommage à la femme aimée, admirée puis quittée. Minutieux détails de cette dévotion ravivée. "La sévère l'autère Emily qu'aurait-elle fait de tes regards effrontés". rêves tourmentés de Sylvia : "un brochet [...] et dans son oeil, un foetus humain palpitait". Ted, poète de la Reine, à qui l'on conseilla d'écrire sur une maison hantée, savait-il que cette épouse blonde et brillante mais aussi "déluge noir" à jamais attachée à un père mort trop tôt, ressemblerait à cette maison : "celui qui y pénètre ne la quitte jamais complêtement". Sans réèl enjeu formel, le livre est une superbe litanie.
Par Sandra Moussempès
Ces deux articles ont été publiés dans les Cahiers Critiques de Poésie du Cipm en 2003
Assymétrique Sylvia Plath et autre trajet rocambolesque par Sandra Moussempès
Voici le texte intégral que j'ai écrit en 1998 sur Sylvia Plath extrait de "Hors Champs" (petit livre interdit à la vente qui résulte d'une résidence à la Saline d'Arc Et Senan et comprends brouillons et notes sur ces deux mois passés dans le Doubs.
Drôle de retour, après un détour de 20 ans.
Ce lien invisible existait depuis l'enfance ; Sylvia Plath étant la belle-soeur d'Olwyn, l' amie anglaise et fidèle de mon père. Olwyn, soeur de Ted Hughes. Editrice et agent du couple, celle qui ne supportait pas qu'on accuse son frère Ted Hughes de la mort de Sylvia, celle qui est encore lasse de cette mythification mortuaire dont elle ne veut parfois plus entendre parler. Mais qui occulte Assia dont je n'aurai connaissance que longtemps après et par d'autres personnes. Olwyn, ma tante d'adoption qui ne m'a jamais conseillé de lire les livres de Sylvia avec qui les rapports n'étaient pas simples (que j'ai découverts très tard toute seule de mon côté avec une grande joie) et pourtant ce fut son éditrice et agent attirée (elle éleva aussi ses enfants après sa disparition). Avec qui nous parlons toujours d'astrologie...
Et mon désir d'Angleterre encore invisible.
En 1978, j'avais vu la maison du Devon et la fille de Sylvia, Frieda à l'âge ingrat, son fils Nicolas avec qui on voulait me "marier" pour rire. La seconde femme de Ted Hughes, Caroll, faisait cuire du mouton à la menthe, des oeufs, des saucisses, du bacon. Elle était active et souriante comme il se doit chez ce type de femme. Une femme d'intérieur douée pour la "gestion domestique", constamment dans sa grande cuisine , dans cette même cuisine pensais-je à tort, où Sylvia avait pu terminer sa vie. Le voyage avec Olwyn au volant avait été épuisant parce qu'elle ne savait pas conduire (en Angleterre c'est possible de conduire sans permis). Douze heures donc pour faire quatre cent kilomètres parce qu'elle s'arrêtait pour boire du vin blanc dans un pub à chaque arrêt "repos". Malgré mes 12 ans, je connaissais les dangers de la route et de l'alcool au volant, mais il ne fallait rien dire pour ménager sa susceptibilité ; elle montait sur le trottoir d'en face et conduisait comme en France, à droite, il ne lui était pas "naturel" de conduire à gauche disait-elle, malgré ses origines bien anglaises, ou bien elle prenait une bretelle d'autoroute à contresens. A l'arrivée dans la maison magnifique de Ted et Sylvia (puis de Ted et sa deuxième femme) la voiture n'avait plus ni rétroviseurs ni pare-chocs. Olwyn avait fait sauter beaucoup de rétroviseurs de voitures et autres motos garées.
Des années plus tard alors que le nom de Sylvia Plath continuait de glisser sur moi, j'ai habité à Camden, à Londres et j'ai vu dans le grenier tous les livres par terre, sur les étagères, dans les caisses, des vieux papiers, des contrats, des livres mous et d'autres durs avec ou sans photo de Sylvia Plath dont elle était l'agent et l'éditeur à un moment. Comme à chaque fois, elle me prêtait des livres de poèmes presque pour que je parfaisse mon anglais, sans grande conviction, que je ne lisais pas. Mais ne me parlait finalement jamais de son lien littéraire à Sylvia.
Il n'y avait pas beaucoup de tendresse de la part d'Olwyn, "une petite bourgeoise attachée à ses appareils ménagers" "une fille égocentrique et très américaine dans sa manière de vivre", voilà comment elle décrivait Sylvia Plath. Je ne comprenais pas et je n'ai pu savoir ce qu'il s'était réellement passé entre elles, avec le frère au milieu. Pourtant elle admirait son travailL Elle lisait aussi mes propres textes pendant des heures sur l'ordinateur. Elle aimait ce rôle retrouvé de "conseillère littéraire". Elle redevenait douce et souriante. La création des autres la fascinait.
J'ai finalement lu The bell jar il y a trois ans, toujours pas ses poèmes. La cloche de détresse est devenue un livre important lu et relu.
Ce fil invisible qui nous reliait indirectement pendant des années venait de prendre forme.
Un retour en arrière des pensées arrêtées dans l'air du temps. Quelques framboises du Devon, un voyage en voiture le long d'une route pluvieuse, un jeune anglais aux joues fraîches (j'étais tombée amoureuse là-bas dans le Devon d'un garçon prénommé Sebastian avec qui je devais faire un échange) une maison de famille (dont deux poètes célèbres) à la campagne, un logement à Londres rempli de livres de Sylvia Plath.
L'échange n'a finalement jamais eu lieu. L'utopie a posteriori venait de prendre enfin les traits de ce jeune garçon anglais, du goût des framboises et de la couleur des pâturages. Plus tard, bien plus tard, je suis retournée en Angleterre, à Londres. Pour y vivre cette fois-ci et y faire de la musique.
Sandra Moussempès
Sandra Moussempès
Extrait de "Hors champs" CRL Franche Comté, 2001
Taeko Kôno par Sandra Moussempès (mes écrits sur les autres)
Taeko Kôno
J'ai lu jusqu'au bout La chasse à l'enfant et j'en ressors, ragaillardie. Je regarde son petit visage sur la quatrième de couverture, sage et carré avec de grosses lunettes d'institutrice. Dans les pages elle désire les petits garçons (cela nous change du mythe du héros vieillissant et de sa muse jeune et fraiche) elle les désire et c'est dans ce désir que se présente une réèlle subversion car on ne "consomme pas" ici on est pas chez une Catherine Millet dont la mécanique des sexes, n'a pas pour objectif de troubler ou de perturber mais d'énumérer au regard d'une narration qui se veut méthodique voire chirurgicale. Ici on est vraiment dans le trouble et l'inquiétante étrangeté du désir esthétique, il n'y a pas de concept ou de posture mais l'expression du tabou et sa spontanéité surtout lorsque le tabou est aliéné au sexisme lisse de nos temps modernes (l'homme vieillissant et sa jeune muse dénudée n'ont malheureusement pas pris une ride même dans des textes dits avant gardistes, l'inverse n'étant visiblement pas encore littérairement correct en France). Dans une autre nouvelle, l'héroine décrit la beauté cruelle d'une femme attachée par son mari bossu. Aucune psychologie explicative, une littérature acérée sans compromis. La première apparence de morbidité laisse finalement place au simple imaginaire de l'innocence aussi dans la description de ce qui dans l'objectivité informative choque pourtant moins que dans un livre, finalement le genre littéraire de création reste parfois plus censurée que ce que les médias tentent d'un autre côté de faire ingurgiter a leur spectateurs dans des mises en scènes véridiques (la psychologie de masse instrument de destruction massive sous l'apparence tranquille d'un petit déjeuner en famille ricorée)..Mais continuons..
Je me souviens de ma première réaction. Je découvre le livre chez un autre écrivain en résidence à la Saline d'Arc et Senan, le titre fait écho. Il ne peut me le prêter, ce livre ne lui appartient pas. Je le commande, difficile à trouver, il est sorti il ya plusieurs années déjà. Quinze jours après je vais le chercher à Besançon. Dans un premier temps, je déchire le livre comme pour contrer le sort, je déchire le livre neuf, tout juste acheté. Il me fait peur. Les zones d'ombre la morbidité fétichiste, les jeux de rôle, tout cela donne un sentiment de malaise. Quelques jours après, la corbeille sous le bureau n'est toujours pas vidée, je relis peu à peu quelques pages, le texte surprenant de beauté. Je récupère le livre qui n'est pas détruit. J'apprends à déchiffrer. Taeko Kôno rejette toute mièvrerie ou "bons sentiments" de groupe. Elle s'est écartée de son sujet pour mieux le saisir, elle dit le réèl des pulsions humaines, c'est sufisament rare (peut-être pas au Japon) pour être notifié...
Sandra Moussempès 2001
Sandra Moussempès 2001
Une courte biographie de Taeko Kono
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