"Lire, écouter Sandra Moussempès, c’est accepter d’être affecté, d’entrer dans un univers de mondes emboîtés les uns dans les autres, d’être pris dans des jeux de miroirs qui font de chaque séquence un objet d’anamorphoses. " (Richard Blin, Le Matricule des Anges)
Venez me rencontrer à l'Université Paris Cité, cycle "Poésie en cours" en compagnie de Franck Pruja des éditions de l'Attente
Il y sera question de techniques d'enregistrements spectraux,, de tessitures flottantes, de fabrications d'objets mystérieux qui intègrent nos voix off, de création au féminin et de laboratoires poétiques, éditoriaux, sur l'invitation et animé par Camille BLoomfied
C'est le 11 avril entre 17h30 et 19h30 Université Paris Cité, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris
Tableau L'Exécration Père-mère que mon père possédait et qui trönait dans le salon quand j'étais enfant, puis qu'il revendit peu de temps avant sa mort en 1980 au Centre Pompidou, drame de sa disparition qui modifia alors ma vie radicalement ei entraina de nombreuses révélations sur qui était vraiment ma "famille" et "famille recomposée". Ce fut un double traumatisme.
Mon père était un fervent admirateur d'Artaud (ainsi que de Raymond Roussel et Bossuet) dont il possédait le masque mortuaire, il l'avait vu sur son lit de mort et a écrit sur lui dans deux ouvrages. "Pour en finir avec l'Occident" (un collectif), et son livre posthume paru en 2003 sur lequel j'ai déjà fait un long article sur ce site ICI Article : Modification (blogger.com), que je cherche à faire rééditer avec l'aide précieuse de Nathalie Quintane qui a adoré le livre.
Il fut aussi le compagnon d'Anie Besnard (premier amour d'Artaud) à la fin des années 50. J'évoque ces moments de ma vie et de la sienne dans Acrobaties dessinées (Edtions de l'Attente 2012) avec des photos inclues de mon père avec Anie Besnard sur une plage à Rio.
Et aussi le grand ami d'Olwyn Hughes (soeur de Ted Hughes, éditrice et agent de Ted Hughes et Sylvia Plath) qui fut ma tante de coeur et m'a beaucoup soutenue après la mort de mon père.
Collection Jacques Moussempès, revendu au Centre Pompidou en 1980
"Cassandre à bout portant" à la librairie "Les immortels"
Académie Française vue du Pont-Neuf
Sandra Moussempès
Emilie Notéris, Sandra Moussempès
Durant l'éloge avec à ma droite Carrie Chappell
Cérémonie de proclamation des Prix de l'Académie Française, dont mon Prix Théophile Gautier pour "Cassandre à bout portant" qui est matérialisé par une belle médaille d'Athéna (et non une somme d'argent).
Merci à Emilie Notéris et Carrie Chappell d'être venues m'encourager !
Hier à la Sorbonne Nouvelle, des échanges intenses, forts, lors de cette journée d'étude autour de mon oeuvre. Il fut question du féminin, de la création et de la traduction de mon livre Cassandre à bout portant. Avec Amanda Murphy (Sorbonne Nouvelle) responsable scientifique, Carrie Chappell (Paris 1) et Lénaïg Cariou (Paris 8).
Fin de la journée, Cocktail, Lénaig Cariou, Sandra Moussempès, Carrie Chappell, Amanda Murphy
Lénaïg Cariou, Sandra Moussempès, Amanda Murpy photo : Sanda Voica
Cassandre à bout portant paraissait fin 2021 aux éditions Flammarion, j'ai reçu ce matin au courrier ma médaille du Prix Théophile Gautier de l'Académie Française, décernée au livre. A l'effigie d'Athéna déesse des arts. Dans une variation libre autour du mythe de Cassandre, la bien nommée, j'ai pu y exprimer tout ce qui me tenait à coeur à ma façon singulière. Et cette parole libérée autour des phénomènes d'emprise dans les relations toxiques (telles qu'elles soient) et notamment des violences faites aux femmes (dans la sphère du couple mais aussi familiale) de façon transmutée, métaphorique.
Voici un récapitulatif de ce que les autres ont écrit sur Cassandre à bout portant :
Recueil après recueil, Sandra Moussempès s’impose indubitablement comme l’une des très grandes voix poétiques de notre contemporain. Cassandre à bout portant, qui vient de paraître chez Flammarion dans la belle collection d’Yves Di Manno, ne fait nullement exception. C’est un grand recueil poétique, sans doute le plus beau de son autrice, sans doute celui où sa réflexion, entre spectralité et plasticité, invente une évocation magistrale d’autant de figures féminines, inquiètes, séductrices, destructrices et aimantes. Entre héroïnes de cinéma et personnages de séries télévisées, les femmes poétiques de Sandra Moussempès sont aussi puissantes que les héroïnes de Cindy Sherman (...)
Johan Faerber dans Diacritik
Dans un monde inspiré de séries et de films des "princesses filmiques" vivent des aventures imprécises. Enfermées, ou réfugiées dans une maison au fond d'une forêt, elles viennent d'autres mondes -Santa Monica, Beverly Hills-, d'autres époques et se retrouvent dans cette maison en 1972. Le récit les saisit à la manière d'une caméra, images fantomatiques, somnambuliques de "starlettes hippies"hantées par des "souvenirs dont on ne se souvient pas". Elles arborent les signes d'une féminité offerte ou déjà victime -"nuisettes, poignets bandés" et parfois sont remplacées par d'autres (...)"
Alain Nicolas, L'Humanité
Brûlé de l’intérieur, hanté d’inquiétante étrangeté et de cruauté pince-sans-rire, le nouveau livre de Sandra Moussempès ! Ne faisant qu’un avec les quatre volumes déjà publiés dans la collection Poésie/Flammarion -"Vestiges de fillette" (1997), "Captures" (2004), "Photogénie des œuvres peintes" (2009), "Sunny girls" (2015) - "Cassandre à bout portant", par-delà l’exploration des dessous de la condition féminine, est d’abord une errance dérivante parmi des « objets féminins non identifiés », des miroirs, des ombres, des reliques, des présences, et des prophéties se perdant au fond de corridors sans porte. Le tout avec pour fil d’Ariane les toujours mêmes motifs obsessionnels inhérents à l’impitoyable mise à nu d’une société aliénée aux images et qui a fait du corps une idole comme du sexe une compétition. D’où la présence récurrente d’héroïnes filmiques, de filles cruelles, d’adolescentes séquestrées, de starlettes hippies ou de princesses. (...)
Richard Blin, Le Matricule des Anges
"C’est toute la subtilité du poème, réclamer qu’un paragraphe soit une énigme et non un faux en écriture » : ce vers extrait du dernier recueil de Sandra Moussempès, Cassandre à bout portant, dit bien l’intégrité de la poétesse pour faire vivre et transmettre la singularité de son univers inquiet. Ses poèmes, elle les envisage comme des « installations écrites », n’hésitant pas, pour les faire entendre autrement, à dévoiler l’artiste sonore et vocale qui l’habite lors de performances publiques. (...)
Anne Ségal, Télérama
Après Sunny Girls (2015, Flammarion) et ses icônes en technicolor, Moussempès paraît jouer dans sa dernière création "Cassandre à bout portant" sur le sens littéral de l’expression « éternel féminin » en mettant en scène des jeunes femmes devenant clones, doubles, « objets féminins non identifiés » ou reflets infidèles de miroirs, toutes sortes de créatures immortelles et fantasmagoriques dans une ambiance digne des films de David Lynch. Introduites de manière organique par leurs cheveux (blonds), leurs cils (épais), leurs robes (roses), leur sang (rouge), elles sont plongées dans un décor qui se joue des clichés cinématographiques : la bourgade middle-class, la maison hantée dans la forêt, le campus, les pom-pom girls... autant de clins d’œil aux résidus fantômes, impersonnels et à la fois intimes, de nos nombreux visionnages de films ou de séries. (...)
Emilie Lassus, La Nouvelle Revue Française
Moussempès has been fascinated by the image---in particular, by the self-portrait-from the beginning of her career as a poet. The work of American photographer Cindy Sherman has been a touchstone for her from "Vestiges de fillette" to "Cassandre à bout portant", as Sherman's ambiguous and inventive self-portraits have provided Moussempès with a powerful model for her own self-mirrorings and mirrorings of mainstream culture. (...)
John Stout, L'Esprit Créateur, John Hopkins University, U.S.A
Cassandre a de multiples visages dans ce recueil aussi troublant qu'étonnant.Un travail de la poésie singulier qui parlera à tous, c'est une belle découverte, une poétesse majeure aujourd'hui. A découvrir absolument.
Coup de coeur Libraire le Divan
Sandra Moussempès fait exploser avec maestria le concept essentialiste de l'éternel féminin. Si l'autrice n'affiche pas un féminisme tonitruant fait de slogans, féministe son oeuvre l'est assurément, dans son écriture même. Optant pour une atomisation du féminin, la poétesse recompose à l'envers ses figures féminines dans ce nouveau livre-script post-punk échevelé. (...)
Guillaume Richez, Les Imposteurs
La poésie de Sandra Moussempès danse autour des feux intérieurs et frôle l’abîme de la raison. Elle hypnotise, elle jubile. Rencontre avec Sandra Moussempès, la belle énigme, qui fait des mathématiques avec un langage syntaxique unique. (...)
Pauline Carayon (Podcast du Centre National du Livre 2022)
Au fil des pages, nous sommes happés dans un onirisme bien particulier. Les images créées sont autant de portraits non fixés. C’est un peu comme si nous nous baladions au cœur de ce qui constitue la poétesse, où les images et autres tableaux sont au sol, parfois recouvert par des draps blancs. Mais ce n’est pas un manoir où tout semble plus mort que vivant. Au contraire, la vitalité de la poésie de Sandra Moussempès réside dans le mystère qu’elle déploie.(...)
Adrien Meignan, Un dernier livre avant la fin du monde
Les vers s’insinuent dans notre corps comme autant de chocs sur la page. On est traversé par un chœur de figures féminines sans visage à la parole qui coule comme de la lave pour faire brûler en nous un théâtre d’ombres et de secrets. Une poésie qui se fait le miroir morcelé et sauvage de notre état somnanbulique (...)
Antoine Jarry, Cultures Sauvages
Collecter des particules de soi, les tamiser en puissance et en finesse, nous les offrir comme méditations et comme munitions : la poésie de Sandra Moussempès poursuit son cheminement redoutable. Porteuse d’un féminisme discret en apparence mais acharné dans sa résolution et dans ses moyens d’expression, Sandra Moussempès nous offre, avec son douzième recueil, publié en janvier 2021 chez Flammarion Poésie, une incursion poétique décisive dans ce qui peut se jouer entre les sons recueillis et les images arrachées – véritables fantômes, témoins et mémoriaux – aux drames du passé, individuel ou collectif. (...)
Hugues Robert Charybde 27
L’ancienne petite fille, identifiée à des figures hypersexuelle (Messaline) ou de séductrice (Salomé), choisit finalement d’endosser (bien nommée) le rôle de celle qui annonce le malheur, la perte, à la différence qu’ici elle est le propre objet de ses prophéties (à bout portant). Dans La vierge au miroir, dernier poème du recueil et par conséquent conclusif, Sandra Moussempès, se décrivant comme « poétesse en kit composant un poème sous vos yeux », n’hésite pas à écrire "A chaque respiration tu recraches les tabous de ton enfance" nous autorisant ainsi à considérer l’inscription de son travail dans l’autobiographie (...).
François Crosnier Libr-Critique.com
Cassandre à bout portant se teinte d’un rose trompeur. Les motifs obsédants et fantomatiques - poupées, mannequins, paillettes - recèlent une violence sourde. Comme dans Virgin Suicides (cité dans le recueil) ou comme chez David Lynch, un univers sucré se délite, révèle une face obscure, dont le sens est flottant.
Marin Sauveur (Un journal de lecture)
Sur
le plan intime comme social, cette importance de la voix se charge
d’une revendication d’ordre politique : celle d’une
audibilité longtemps refusée. En déployant ce que j’ai nommé
une poé(li)tique de la
voix off, qui emprunte
au cinéma et s’efforce de faire entendre les voix hors-champ,
oubliées ou inaudibles, Sandra Moussempès construit, au fil des
recueils, un musée féministe des voix oubliées, qui font de son
œuvre un « appareil à capter des voix » :
Lénaïg Cariou (Université Paris 8 au colloque "Vocalités contemporaines"
Errance parmi des « objets féminins non identifiés » – fringues, bout de films, miroirs, reliques, visages d’actrices, prénoms de poétesses – ce nouveau recueil de Sandra Moussempès explore les dessous de la condition féminine à l’époque du corps roi, du corps tout puissant scénarisé, sexualisé à outrance. L’auteure s’y peint aussi écrivant le poème en train de se faire et rend plusieurs hommages à ces figures tutélaires de la poésie intimistes que sont Emily Dickinson ou Sylvia Plath.
Coup de cœur ! Librairie Orange, Orange
La première de couverture, composée par l’autrice, semble suggérer des voies de lecture. "Cassandre", « la bien nommée qui annonce la perte », a pour écho "Sandra" (formé par apocope sur Alexandra, autre nom donné à Cassandre dans la mythologie) qui serait ainsi, par la poésie, quelque peu prophétesse. La couleur retenue, rose bonbon, évoque celle attribuée — autrefois ? — aux bébés filles, en accord aussi avec le buste de la femme sans visage, comme un miroir vide, dont la coiffure renvoie au dernier tiers du XIXe siècle : image de la femme sans existence propre. Le lecteur retrouvera, avec d’autres, les motifs du miroir et de l’image du double, du manque, de l’autofiction, étroitement mêlés dans un livre à la construction complexe.(...)
Tristan Hordé, Sitaudis.com
Le rose de la couverture n'est qu'une façade de même que la femme qui s'y inscrit sans visage. Mais à ce stade on ne connaît encore rien de celles dont il est question. Il y a là des tritones qui bouillonnent sous le pont de la rivière Quoi, de la rivière Qui. Les Vénus y sont de mille eaux et après avoir touché le fond de leurs piscines bétonnées par les hommes elles rejaillissent en femmes fontaines de poésie. (...)
Jean-Paul Gavart Perret, Le salon littéraire de l'Internaute
Je ne sais pourquoi, lisant "Cassandre à bout portant", me sont revenus ces mots d’Alain Robbe-Grillet : “À quoi rêvent les jeunes filles ? Au couteau et au sang”. Mais j’ai aussi retenu ce titre de poème : La femme qui voulait se changer en ciseaux ; et ce vers : “Elle boit ses propres larmes parfumées à l’hypnose” (si vous désirez passer de larme à lame, supprimez une lettre). On relit (c’est une obsession personnelle : relire, une fois la lecture achevée, comme revoir les films avant d’esquisser le moindre commentaire – obsession semble-t-il partagée : “Les films que je n’ai pas revus au moins trois fois de suite sont restés dans leur boîtier”) et on relève à chaque fois quelque chose d’autre : “Mary Shelley in utero a rempli son caddy d’épines dorées” (aujourd’hui 20 février 2021, au moment-même où je recopie ces mots : in utero, Kurt Cobain aurait eu 2 x 27 ans).
Christian Rosset, Diacritik
Cassandre est l’un des surnoms, avec Salomé et Messaline, que le père de l’autrice choisit pour sa fille. C’est la voix de ce prénom issu du monde tragique qui tire aujourd’hui « à bout portant ». Quelles seront ses armes, ses cibles, et peut-être ses victimes ? Les hommes, les amants, les pères, les fils, les oncles, les amis, les maîtres, les lecteurs, et leurs pendants féminins ? Notre futur à tous ? Cette Cassandre, en tout cas, porte en sa voix toute une série de personnages féminins dont ce livre va narrer, en des « phrases liquides », gestes et postures, déceptions et aventures, sacrifices et agressions. C’est comme s’il s’agissait de raconter un concept féminin à partir des figures suivantes : fillettes, jeunes filles, Barbies, majorettes, revenantes, somnambules, cantatrices, actrices, poupées, princesses, sirènes, sorcières, mères, saintes, épouses, concubines, héroïnes tragiques… (...)
Anne Malaprade, Poezibao
La poésie, la musique, le cinéma surtout ici sont des armes pour raconter son histoire, c'est beau, vif, mystérieux comme toujours chez l'autrice, c'est un livre hanté comme le sont des maisons anciennes dans lesquelles il faut retourner pour un jour - osons - construire la sienne.(..)"
Sandra Moussempès: une poétesse en traduction
Le 14 octobre 2022 Maison de la Recherche
Université Sorbonne Nouvelle
4 rue des Irlandais, 75005 Paris, Salle du Conseil
15h Accueil
15-16h Avec Lénaïg Carriou (Université Paris 8) et
Sandra Moussempès : entretien avec
la poétesse
16-16h30 Sandra Moussempès: lecture d’extrait du recueil
Cassandre à bout portant (Prix Théophile Gautier de l’Académie
française, 2022)
16h30-18h Cassandra at point blank range : discussion avec Carrie Chappell
(Université Paris 1) et Amanda Murphy (Université Sorbonne
Nouvelle) autour de la traduction à paraître
18h Cocktail
Responsable scientifique : Amanda Murphy, Maîtresse de conférences, TRACT (PRISMES),
Université Sorbonne Nouvelle
Captation de la communication de Lénaïg Cariou (poète et doctorante enseignante à l'Université de Paris VIII) sur mon travail, lors du colloque de l'Université de Reims "Vocalités contemporaines : La voix, entre poésie et musique (1948-2022)" dirigé notamment par Laure Gautier (direction scientifique).
Pour visionner la captation de cette communication cliquer sur le visuel ci-dessous.
72 Saisons à la Villa Kujoyama (Collectif) paraîtra dans quelques jours aux éditions Gallimard (il s'agit de témoignages photos, poèmes, textes d'anciens lauréats pendant sur trente années) auquel je participe avec un poème autour du Japon extrait de Captures (Poésie/Flammarion) en version bilingue français/japonais.
Grande joie de recevoir ce Prix Théophile Gautier de l'Académie Française, qui me sera décerné à l'automne.
C'est pour moi l'occasion de remercier mon cher éditeur Yves Di Manno qui m'assure de sa confiance depuis Vestiges de fillette en 1997. Et tous ceux qui ont contribué à soutenir et rendre visible mon oeuvre, en particulier qui ont écrit (ou participé à sa promotion) sur ce douzième livre Cassandre à bout portant. Mais aussi mon fils Virgile qui prend son envol pour mathssup après avoir brillamment réussi son bac à 16 ans et joue du piano merveilleusement bien parfois sur mes audio-poèmes, que j'ai élevé toute seule, nous avons voyagé, déménagé tant de fois, une vie de bohème, pas toujours facile mais riche humainement, je remercie aussi d'une certaine manière toutes celles et tous ceux qui en bien ou en mal m'ont permis de transmuter et transcender de nombreux événements et traumas (dans la sphère familiale et du couple, violences psychiques, violences conjugales passées), grâce à la création. Je reste une femme, une artiste libre quoiqu'il advienne, je l'ai toujours été, que cela plaise ou non. Une Cassandre qui décèle les faux-semblants et ne s'en contente pas..
Je pense à mon père Jacques Moussempès, qui me manque tant et aurait été si fier aujourd'hui.