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dimanche 21 juin 2020

Point final à un nouveau livre à paraître début 2021

Quand je mets le point final à mon manuscrit et reçois dans le même temps mon contrat (électronique) pour ce futur livre a paraître chez Poésie/Flammarion début 2021..
Publié par mon Yves Di Manno directeur de la collection Poésie/Flammarion qui me publie depuis 1997..Fidèle parmi les fidèles comme mes éditeurs de L'Attente, Françoise et Franck Pruja. Ainsi s'alternent les publications avec ces deux splendides maisons d'édition.
Tous mes éditeurs m'ont permis d'"accoucher" de mes livres (je n'oublie pas Henri Deluy et Liliane Giraudon qui furent mes tous premiers éditeurs pour la Maison d'édition Fourbis avec la collection Internationale des Poètes en Val de Marne qui publia mon tout premier livre "Exercices d'incendie" en 1994).



jeudi 18 juin 2020

Cahier d'accompagnement "Cinéma de l'affect" pour le Prix des Découvreurs

Voici le cahier d'accompagnement de mon livre "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" réalisé par Georges Guillain pour le Prix des découvreurs 2020/2021

Ce cahier sert notamment de support aux élèves et enseignants de collèges et lycées.


lundi 15 juin 2020

Un 18ème article sur mon livre "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" dans Perluète, Normandie Livre &Lecture

Un bel article de Dominique Panchèvre, dans Perluète, la revue littéraire gratuite de Normande Livre & Lecture à lire directement sur leur site ICI

Des fils sonores pour tisser la mémoire

La poésie ou l’investigation sensible du son pour une mémoire vivante.
Un texte d’une grande subtilité de Sandra Moussempès



© Dominique Panchèvre (arrière-plan, huile originale © Isafa - 2011)

En quoi une œuvre littéraire marque-t-elle le lecteur ? Parce qu’elle est singulière. Celle de Sandra Moussempès l’est de bout en bout. Dans Cinéma de l’affect sont convoquées différentes strates de la mémoire en une succession de tableaux sonores, un peu comme les images rémanentes des rêves qui s’enchaînent dans une apparente incohérence au réveil, en suggérant malgré tout une séquence intelligible. Celle d’Angelica Pandolfini, cantatrice et ancêtre de l’autrice, celle de l’amour, celle de la mort qui peut sembler clore toute chose, celle des objets qui font circuler cette mémoire.
Et c’est en cela que le texte est singulier. Il forme un entrelacs souple et solide, généré par le poème, s’emparant de la mort ou de la finitude des choses afin d’opérer une transmutation. Alchimie dont la pierre philosophale serait le son, et plus particulièrement la voix. La voix qu’on enregistre, celle qui appelle les esprits ou cherche les fantômes, celle qui dit « je t’aime » ou se souvient de l’avoir dit sincèrement, celle qui chante derrière le texte et avec laquelle l’autrice dit également sa poésie à haute voix.
Être mystique, c’est repousser l’inexorable objet d’une fatalité ou d’un romantisme qui chercheraient à nous persuader que la mort ne serait que l’accomplissement de l’impossible. Mysticisme et romantisme sont présents dans Cinéma de l’affect, et c’est avec une grande subtilité, y compris dans la structure du texte, que Sandra Moussempès tisse la mémoire, nous disant en cela que les événements que nous avons vécus, comme ceux que nous n’avons pas vécus mais qui ont contribué à nous façonner, forment un tout qui nous marque durablement dans notre chair.
Il est bon de souligner que les éditions de l’Attente participent pleinement à ce tissage, nous permettant ainsi de donner à entendre la beauté de ce texte en un film singulier.
Dominique Panchèvre

Mots choisis
« On converge ainsi vers le dénouement traditionnel, la captation de la prothèse émotionnelle qu’un automate lanceur d’alerte pourra faire dévier de sa trajectoire, l’émotion et la voix partant du même axiome de base : les cordes sensibles s’accouplent tandis que les cordes vocales se dédoublent. "

samedi 13 juin 2020

Lecture de Guillaume Richez d'un passage de mon livre sur le site "les imposteurs"

Lecture de Guillaume Richez d'un passage de mon livre sur le site "Les imposteurs"

par Guillaume Richez


« Banalités corporelles qui se transfigurent dire fouiller pénétrer remplir dire extinction »


Guillaume Richez lit des extraits du livre de Sandra Moussempès Cinéma de l’affect publié aux éditions de l’Attente.

© éditions de l’Attente, tous droits réservés 

lundi 6 avril 2020

Nouvel article dans L'Orient Littéraire su "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)"

Un très bel article de Ritta Baddoura sur Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme) de Sandra Moussempès (Editions de l'Attente 2020)

"Transmutations autour de la voix" 
Par Ritta Baddoura

"Cinéma de l’affect explore le rapport à l’absence par une exploration originale de la voix et du bruit. L’investigation affective, intellectuelle et sensible du son, peut-elle présentifier le mystère de ce qui n’est plus ?" 

"(...) Cinéma de l’affect propose une exploration du rapport à la disparition de l’autre, à la dissolution de soi, à l’absence, par le truchement d’une réflexion originale sur la voix, celle humaine et celle des objets. Le prisme de la voix constituerait-il un passage facilitant les manifestations de l’esprit, le retour fantomatique augurant d’une possible reconnexion avec les disparus ? Peut-on capter quelque chose de la sidération, qu’elle relève de la cristallisation amoureuse ou de la rupture ? Est-il possible de concevoir un dispositif pour en retenir une trace, ou un miroir qui puisse la réfléchir comme le bouclier de Persée face à Méduse ? La pluralité des questionnements dans la pensée de Moussempès, ainsi que celle des dispositifs évoqués (en lien avec le spiritisme, le sonore, l’écriture) alimentent la confusion des espaces-temps dans lesquels évoluent les protagonistes de ce recueil, avec un subtil art du paradoxe caractéristique chez la poète."

Lire l'intégralité de l'article en version numérique ICI
                                    


vendredi 13 mars 2020

Sandra Moussempès invitée sur France Culture pour Cinéma de l'Affect (Boucles de voix off pour film fantôme)

Vous pouvez m'entendre en podcast dans l'émission de Manou Farine "La compagnie des poètes" autour de mon nouveau livre Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme) notamment dans la seconde partie de l'émission) et d'Artaud en compagnie de l'essayiste Lorraine Dumesnil.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-poetes/la-compagnie-des-poetes-emission-du-vendredi-13-mars-2020


Soirée Double Change

Une belle soirée dans l'atelier de Michael Woolworth, pour ma lecture Double Change (organisée par Olivier Brossard et Vincent Broqua), salle remplie à craquer échanges derniers avant confinement le lendemain..
 Woo
Photo Olivier Brossard

Photo Olivier Brossard

Photo Eric Houser

mercredi 11 mars 2020

jeudi 5 mars 2020

Alain Nicolas dans l'Humanité sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" de Sandra Moussempès


Un nouveau bel article sur mon livre "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" (Editions de l'Attente)

"Le livre est une troublante méditation sur la voix et les mots, la forme des mots, la ligne suivie une fois proférés dessinant le destin des paroles qu'on dit "envoûtées" : "La forme des mots que nous prononçons est le sujet principal de cette histoire" précise Sandra Moussempès qui propose avec "Cinéma de l'affect" un livre original, étrange et envoûtant." Par Alain Nicolas 

(Lire l'article en entier ci-dessous)



lundi 2 mars 2020

Lecture DoubleChange le 12 mars à Paris




double change et l’atelier Michael Woolworth

vous invitent

à une lecture

de Michael HellerSara Larsen et Sandra Moussempès

le jeudi 12 mars à 19h

Atelier Michael Woolworth
2 rue de la Roquette, cour Février
75011 Paris

comment s’y rendre

entrée libre
http://www.michaelwoolworth.com/
www.doublechange.org


mercredi 26 février 2020

Nouvel article sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)" sur Remue.net par Deborah Heissler


Sur REMUE.NET.COM
Déborah Heissler | Cinéma de l’affect, de Sandra Moussempès

Jeu de plans, de séquences ou de scènes, dont on ne sait où il se situe exactement, Cinéma de l’affect de Sandra Moussempès déroule pour nous sa voix, qu’il nous est possible de suivre au travers d’une « déambulation […] à la croisée du son, du cinéma et du spiritisme ».
Une voix tremblante se fait d’abord entendre, qui « n’aide / pas à clarifier le propos » de ce récit « poétique », où la narratrice cherche à comprendre le fonctionnement de processus vocaux d’autant plus envoûtants, que quasi insolubles.
Rien n’est au point
Je me retrouve auditrice de sonorités aussi floues que
Des ectoplasmes
Evocation, plus loin, de l’arrière-grand-tante, Angelica Pandolfini, elle-même fantôme d’une voix dont la restitution — sa quête —, ne nous dira presque rien. Sa tessiture vocale demeurant, pour nous, comme une forme de « complément d’enquête » ; la narratrice devenue, au fil des pages, un lang(age) dont « tu » — l’adresse, l’appel — reste à lui seul « le dispositif sonore » :
Prosodie vocale : un diapason me prouve que tu es là engagé
Dans un nouvel espace plus propice à nos méditations
Corporelles 

jeudi 20 février 2020

Article de Serge Airoldi sur "Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)"surl le site de l'ALCA

Dans Prologue (l'E-média d'ALCA) un bel article de Serge Airoldi 

Tentative d’épuisement des voies


Depuis de nombreuses années, Sandra Moussempès explore la façon poétique de faire sens et de débrouiller le brouillard. Avec ce nouveau texte, Cinéma de l'affect, que publient les éditions de l'Attente, elle questionne de nouvelles tessitures qui font l’étrange son du monde.
Un nouveau texte de Sandra Moussempès paraît aux éditions de l’Attente. C’est Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme). Réjouissons-nous de cette singularité supplémentaire qui engramme l’œuvre de la poétesse. Ce texte – comment dire à la fois, en un seul mot, en un seul bloc, qu’il est prose, poésie, tentation de l’essai, expérimentation d’un genre biographique, autobiographique, historique, musical, qu’il est aussi fantasmagorie, féerie, magie ? – s’avance d’abord un peu masqué. Ceux qui n’ont pas encore lu le moindre livre de Sandra Moussempès seront peut-être un peu désarçonnés. Comme les partitions de Mozart, ses textes aiment les départs en anacrouse. Ils se demanderont aussi quel est ce prodige à l’œuvre qui s’en va par les branches, comme on dit dans le Gers, dans certaines occasions de la raison supposée enfuie. Les autres applaudiront à ce subtil charivari des strates qui brouille les généalogies, l’explication du monde par le simple constat de la succession des couches de terres, de fossiles, de roches, de magma, de substrats, de gravats de toutes natures.

mercredi 19 février 2020

Interview intenpestive de Sandra Moussempès par Jean-Paul Gavart-Perret dans LeLittéraire

Sandra Moussempès : de la poupée brisée à la fée des songes — entretien Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme)

Il y a en San­dra Mous­sem­pès une part Tori Amos, une part héroïne de David Lynch. Autant pour son roman­tisme très par­ti­cu­lier que son mys­tère et ses bles­sures. Les trau­mas de l’enfance l’ont sans doute par­tiel­le­ment bri­sée, mais elle a recollé ses mor­ceaux à tra­vers son écri­ture et la poro­sité qu’elle invente entre les mondes et les arts.
C’est le signe d’une sola­rité inté­rieure qui efface les aspects noc­turnes de cer­tains moments de la vie et des claus­tra­tions. Le côté poreux aux autres et l’hypersensibilité de la créa­trice font sa rareté et lui pré­servent la faculté de res­ter une fée des temps au moment où elles dis­pa­raissent mais dont l’époque en a de plus en plus besoin.
De l’auteure : Sunny girls, Édi­tions Poésie/Flammarion, 2015 ; Col­loque des télé­pathes & Album CD Post-Gradiva, Édi­tions de l’Attente, 2017 ; Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fan­tôme), Édi­tions de L’Attente, 2020.
 Entretien : 
Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
La néces­sité, car sinon je res­te­rais des heures dans mon lit pour y tra­vailler, créer et me recentrer.
Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Je ne m’en suis pas trop écar­tée, si ce n’est que des trau­mas sont venus les enta­cher mais ont ren­forcé du coup leur néces­sité. Expri­mer ma créa­ti­vité comme voix off inter­chan­geable et iné­luc­table, j’aime cette idée d’avoir tout en moi et que cela fasse oeuvre, le reste, la “vraie vie” m’intéresse moins, m’oppresse parfois.
A quoi avez-vous renoncé ?
Au confort, à la “nor­ma­lité”, aux rela­tions sur­faites. Au désir d’être com­prise de tous.
D’où venez-vous ?
D’une pla­nète excen­trée étrange.
Qu’avez-vous reçu en dot ?
Mon don d’écriture, ma voix, mon hyper­sen­si­bi­lité (qui n’est pas tou­jours simple à gérer). Ma créa­ti­vité artis­tique et la pos­si­bi­lité aussi d’avoir pu créer un autre être, mon fils. Un petit côté magi­cienne aussi.
Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Une tasse de thé anglais déthéiné avec un nuage de lait de soja, une bou­gie allu­mée. Un rire imprévu pen­dant une dis­cus­sion sérieuse.
Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres auteures ?
Je crois, ma pro­pen­sion à être ce que j’écris, la sin­gu­la­rité de mon tra­vail, avec ses thé­ma­tiques récur­rentes (le fémi­nin, le spi­ri­tisme, le cinéma), ma pra­tique paral­lèle d’artiste sonore et vocale (disques et lec­tures performées).
Com­ment définiriez-vous votre “poé­tique” ?
Lais­ser les mots par­ler à ma place, tout en me cen­trant sur une néces­sité esthétique.
Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?
Une pou­pée de por­ce­laine qui m’a été offerte par Anie Bes­nard (pre­mier amour d’Antonin Artaud et un temps com­pagne de mon père avant ma nais­sance) : lorsque j’avais six ans, elle trou­vait que cette pou­pée me res­sem­blait, j’ai beau­coup écrit sur cette pou­pée, même si j’aurais pré­féré à l’époque res­sem­bler à une pou­pée Bar­bie. Je l’ai fina­le­ment per­due au fil des déménagements.
Et votre pre­mière lec­ture ?
La Com­tesse de Ségur pour son sadisme latent et ses petite filles aux robes roses, “Les Petites filles modèles” et “Les Mal­heurs de Sophie”.
Quelles musiques écoutez-vous ?
Du Dubs­tep, de l’électro/ambient (par exemple Mode­rat de New Error ou Anvil de Lorn) et du clas­sique, de l’orgue d’église (Bach). Der­niè­re­ment, j’écoutais sou­vent dans ma voi­ture un remix de Lost Fre­quen­cies (Cesa­ria de Stromae).
Quel est le livre que vous aimez relire  ?
Il y en a plu­sieurs, de la poé­sie contem­po­raine amé­ri­caine ou coréenne. Les poèmes d’Emily Dickinson.
Quel film vous fait pleu­rer ?
“Wuthe­ring Heights”, l’ancienne ver­sion, avec Merle Obe­ron. Je rajoute l’épisode de Black Mir­ror “Nose dive” que j’ai vu dix fois et qui me fait tou­jours pleu­rer aussi à la fin, tant c’est repré­sen­ta­tif de la société actuelle.
Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
Ma ver­sion fil­mique, une Cas­sandre (un des autres pré­noms que j’ai failli por­ter) qui ne sait pas sou­rire sur com­mande, qui écrit sur les miroirs et s’y pho­to­gra­phie sans jamais avoir une réponse claire de son reflet.
A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
A beau­coup de monde, à David Lynch par exemple.
Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Londres, où j’ai vécu un temps, mais aussi Los Angeles où je ne suis jamais allée.
Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?
Dans le désordre, Cindy Sher­man, Emily Dickin­son, Emily Brontë, Syl­via Plath (j’étais proche d’Olwyn Hughes, sa belle-soeur et j’ai passé des vacances chez Ted Hughes son mari quand j’étais petite), Marina Abra­mo­vic, Pipi­lott Rist, Kate Bush, David Lynch, Har­mony Korine, Miya­zaki, la Com­tesse de Ségur, Janet Frame, Car­son Mc Cullers, Gisèle Vienne,  Samuel But­ler, les Frères Powis, Mary Shel­ley, Charles Swin­burn, l’écrivaine Taeko Kono,  j’en oublie bien sûr beaucoup.
Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un signe du des­tin aussi beau et envoû­tant que possible.
Que défendez-vous ?
La sin­gu­la­rité, l’originalité, l’inquiétante étran­geté, là où se tisse l’humain, dans ce qui lui échappe et qui est peu acces­sible au conscient, la contem­pla­tion, l’intensité, la pas­sion amou­reuse, l’authenticité dans un monde de plus en plus sté­réo­typé où façades et faux sel­fies dominent.
Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”?
Trop cynique pour moi, même s’il y a du vrai. Je pré­fère trans­mu­ter le réel car j’ai une ten­dance natu­relle au mysticisme.
Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“
Je ne suis pas sûre de comprendre.
Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Qu’aimeriez-vous mieux connaître ou déve­lop­per dans votre vie ? J’aimerais appro­fon­dir mes connais­sances en astrologie.
Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire.com, le 18 février 2020. A lire sur le site LeLittéraire.com

mardi 18 février 2020

Article de Laurent Albarracin, dans la revue Catastrophes


[Sentier critique] par Laurent Albarracin. Toutes les contributions poésie & cinéma.
ENTREE DES MEDIUMS
à propos de Sandra Moussempès, Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme), Éditions de l’Attente, 2020.
.Si l’on veut bien admettre que la notion d’autofiction peut s’appliquer autant au poème qu’au roman, alors le livre de Sandra Moussempès en est un cas exemplaire. Ça n’est pas que le poème ici mêle plus qu’un autre le réel à l’imaginaire (quel poème ne fait pas cela tout le temps ?) ni même seulement que des éléments autobiographiques se trouvent sublimés par leur mise en fiction poétique, c’est plutôt qu’ici le poème est un dispositif textuel qui utilise le réel et ses sollicitations pour capturer une voix à elle-même inconnue, pour captiver une intimité secrète et inaccessible autrement que par ce dispositif. Le livre est une boîte faite de phrases et qui piège d’autres phrases. Un objet technique (un parallélépipède de papier) somme toute assez froid, mais capable de contenir une réalité vocale : la voix de son autrice (terme qu’on préfèrera ici à auteure tant l’autrice en l’occurrence est une auditrice) comme celles, multiples, qui la traversent. Le poème chez elle est en effet un réseau métaphorique dans lequel s’attrapent et s’emprisonnent d’étranges énoncés. (LIRE LA SUITE)

samedi 15 février 2020

Article dans le Matricule des Anges de février, sur Cinéma de l'affect (Boucles de voix off pour film fantôme)


Dans le Matricule des Anges de Février 2020

"Saturée d’impalpable et de magnétisme l’écriture de Sandra Moussempès, et tissée des hauts mystères de ce que la voix fait au lecteur ou à l’auditeur. « Boucles de voix off pour film fantôme » annonce le sous-titre de son nouveau livre, Cinéma de l’affect se décline en sept séquences. Elles scandent les différentes étapes d’une déambulation parmi des dispositifs sonores, visuels et sensoriels interrogeant le devenir des enregistrements, les « mémoires archivées de ce dont personne ne se souvient », et les stratégies émotives latentes ou réelles que recèlent les magnétophones des années 80 aux allures de « petits coffres-forts hypnotiques », les anciens répondeurs téléphoniques et autres gramophones ou dictaphones.
S’emparant de leur pouvoir de fascination et de leur potentiel de révélation, l’auteure, avec un sens consommé de l’anamorphose, joue de bandes-son et d’images pour installer un univers singulier d’atmosphères – « La revanche du gramophone »  ; « Le Muséum des tessitures flottantes »  ; « Petites extorsions de voix embaumées »… – et proposer des dispositifs de capture / captation qui sont autant de propositions de formes s’ouvrant au perturbant, aux effets d’étrangeté et à la sorcellerie évocatoire propre aux voix comme aux phénomènes de rédemption du perdu. (...)
Lire l'intégralité de l'article ICI