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mardi 18 février 2020

Article de Laurent Albarracin, dans la revue Catastrophes


[Sentier critique] par Laurent Albarracin. Toutes les contributions poésie & cinéma.
ENTREE DES MEDIUMS
à propos de Sandra Moussempès, Cinéma de l’affect (Boucles de voix off pour film fantôme), Éditions de l’Attente, 2020.
.Si l’on veut bien admettre que la notion d’autofiction peut s’appliquer autant au poème qu’au roman, alors le livre de Sandra Moussempès en est un cas exemplaire. Ça n’est pas que le poème ici mêle plus qu’un autre le réel à l’imaginaire (quel poème ne fait pas cela tout le temps ?) ni même seulement que des éléments autobiographiques se trouvent sublimés par leur mise en fiction poétique, c’est plutôt qu’ici le poème est un dispositif textuel qui utilise le réel et ses sollicitations pour capturer une voix à elle-même inconnue, pour captiver une intimité secrète et inaccessible autrement que par ce dispositif. Le livre est une boîte faite de phrases et qui piège d’autres phrases. Un objet technique (un parallélépipède de papier) somme toute assez froid, mais capable de contenir une réalité vocale : la voix de son autrice (terme qu’on préfèrera ici à auteure tant l’autrice en l’occurrence est une auditrice) comme celles, multiples, qui la traversent. Le poème chez elle est en effet un réseau métaphorique dans lequel s’attrapent et s’emprisonnent d’étranges énoncés. (LIRE LA SUITE)

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