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dimanche 5 août 2012

Un atelier d'écriture dans le cadre de "A l'école des écrivains, des mots partagés ».

Un atelier d'écriture avec deux classes de quatrième et troisième au collège Roumanille, Avignon dans le cadre de  l’ « école des écrivains, des mots partagés »

(Maison des écrivains/Ministère de l’éducation nationale)

Séance d'écriture, rideaux fermés, de petites bougies sont allumées sur les tables du centre

"Une destructuration volontaire des plans littéraires"


 De ces ateliers d’écriture au collège Roumanille, je retiens la salle thêtrale, l’obscurité des rideaux tirés. Nous écoutons de la musique. J’évoque avec eux, la déstructuration des phrases et des formes qui donne structure au tout. Il n’est pas question pour moi d’avoir un discours différent de celui que j’aurais avec des « adultes » j’estime qu’ils comprennent et que je leur dois le même respect qu’à des adultes initiés.

Nous allumons des bougies afin de stimuler l’imaginaire, deux classes sont réunies, une cinquantaine d’élèves, du coup autant d’énergies à canaliser vers l’acte de création.

Ils sont demandeurs, ils possèdent cette vitalité qui permet de se concentrer même dans le bruit apparent, un bruit de fond qui parfois s’arrête net on ne sait pourquoi, de concert, et le silence devient flagrant, celui qui laisse aux élèves la possibilité d’entrer en eux, seuls avec eux même.

Le thème c’est décidé sera « Je est un autre ». Le jeu sur le silence et le bruit de fond, puis le silence puis le retour des chuchotements et des rires, puis le temps de création entre bruit et calme entre tout et rien, passe d’un élève à l’autre.

Le recueil final s’appuie sur ce besoin de rêver sa vie en faisant tournoyer les mots vers le centre.
Les adolescents attendent toujours beaucoup de cette rencontre avec l’autre mais surtout avec eux même, ces moments rares permettent une telle introspection.

Les enseignants furent là aussi totalement engagés et investis par ce désir de s’intégrer totalement au processus re-créatif. Merci à eux, merci aux élèves pour leur prise de risque au jeu du je, pour leurs sourires et leur humour.

Sandra Moussempès, le 30 juin 2011

(Texte écrit pour la Maison des Ecrivains ainsi qu'en introduction du recueil de poésie des élèves).

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