Performance à la Maison de la Poésie de Nantes, octobre 2011, Performance au festival Voix Vives, juillet 2011,Poésie electro "Beauty Sitcom" à la Gallerie Philippe Pannetier (Nîmes mai 2011), Performance sonore au Carré d'Art, musée d'art contemporain (Nîmes mars 2011), Bibliothèque Robert Desnos, (Montreuil mars 2010), Université de Rennes II (mars 2008), Maison de la Poésie « Poésies vives » (Paris, février 2005), Cipm (Marseille, janvier 1995 et février 2005), Librairie Tschann (1998 et 2004), Médiathèque de Gardanne, lecture + improvisation chantée accompagnée de Joffrey Ferry + présentation d’une pièce vocale (2004), Maison de la Poésie de Nantes, « Nuit de la poésie » (2002), Association franco-américaine Doublechange, Duc des Lombards (Paris, juin 2001, La Fraternelle (C.R.L Franche comté, Saint-claude, novembre 2000), Un Fauteuil pour deux, association franco-américaine, (Montreuil, 1996), Librairie à Avignon (1995), Biennale Internationale des Poètes en val de marne (Choisy le roy, Ivry, 1995), Poésie sur parole, lecture radiophonique (France culture, Paris 1994)
Performances sonores, discographie (CDs)
Collaborations vocales au dernier album des Wolfgang Press , Funky little demons, en 1995 (incluant les remix de Barry Adamson et Adrian Sherwood) sur le label 4AD, avec le DJ Kinki Roland donnant lieu à un EP "Mimicry" : Sad Hero (chant et lyrics) sorti sur le label de Boy Georges, More Protein, en 1997, avec Mark Cox (ancien membre de The Wolfgang Press), Sylvain Courtoux (écrivain/performer) pour Cut up piano basse manifeste.
Publications en anthologies / Work published in anthologies
Couleurs Femmes, éditions Castor Astral / Nouvel Athanor avec le Printemps des poètes, 2010
49 poètes, un collectif, Editions Flammarion, 2005
14 poètes, anthologie critique et poétique, Prétexte Editeur, 2005
Poesia Francesca Contemporana 1940-1995, Editions Libro di Tierra Ferme (Argentine), 1998
Une "action poétique" de1950 à nos jours, Editions Flammarion, 1998
Une anthologie Immédiate, Editions Fourbis, collection Biennale internationale des poètes en val de marne, 1996
29 Femmes, une Anthologie, Editions Stock 1995
Publications en revues / Poems published in review
Action Poétique, If, La Nouvelle Revue Française, Le Nouveau Recueil, Circumferences (circumferences.com), Belladonna, Mayatz, The germ, Doublechange.com, Sites, Raddle Moon, Fascicule,Metamorphoses, Poésie (Théatre Molière) Boudoirs&autres, Dans la lune, Action writing, Le préau des collines, D'ici là, remue.net, Université chilienne, La poésie qui vient, Plex(u)s
Extraits d'articles de presse sur mes livres/press reviews on my books
A propos de "Photogénie des ombres peintes" (Flammarion, 2009, 2010) :
« La poésie de Sandra Moussempès évoque l’espace intersubjectif du philosophe japonais Bîn Kimura, une sorte de chaos par surabondance de propositions sans rapport entre elles, une architecture d’interactions et de couleurs dont la beauté perfore, frôlant, pour s’en défendre, la liquidation de l’art telle que l’envisageait Karel Teige : trace du poème qui brille encore là ou il n’y a plus d’art. Certains textes permettent à nouveau d‘y croire, on les lit on les voit, on les sent éclater en soi avec la puissance d‘un tableau de Tomory Dodge. »
Philippe Rhamy, revue Hétérographe
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"Une des choses que l'on comprend à force de lire : les auteurs importants ne sont pas secrets. Ils sont là, ne se cachent pas, ils ne cachent rien non plus, ils disent tout, ils cherchent même parfois à nous aider à les suivre (...) Sandra Moussempès vous sidère, vous scotche sur place, vous voilà immobilisés, pieds au plafond et sans trucage (...) Depuis 1994, Sandra nous avertit. Il faudra courir et courir ne servira à rien. Sans relâche elle décrit ce monde de frôlements et d'évitements, de procédure et d'absence, de passages secrets et de tentatives d'évasion.
Chandramuki (Jean Lewinski), Cahiers critiques de Poésie
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"Sandra Moussempès fait voisiner les éléments d'un repérage narratif, des considérations générales ("l'amour de l'amour est une performance énigmatique") et des notations de pure sensualité qui tranchent d'un trait vertical des ouvertures vers des espaces hors du texte. Le ciment de l'ensemble reste la convergence obstinée vers le questionnement sur la possibilité de la représentation, la beauté trouble de l'illusion volontaire. Ce texte qui fonctionne sur la fascination déroute son lecture pour l'accueuillir, espace de projection étrange qui a la grâce de se rendre vite familier."
Alain Nicolas, l'Humanité
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"Sandra Moussempès va jusqu'à nous livrer des éléments théorisés de son écriture photogénique (pour Delluc, "La photogénie, c'est l'accord du cinéma et de la photographie") : "concordance texte/image", "flux des ralentis", "dénuement de chaque réalité mise en scène"(105)...Que les procédés mobilisés ressortissent au cinéma ou la photographie, qu'ils fixent mots et images ou rendent le tremblé des choses vues, ils participent d'un même art de la suggestion par contraction spatio-temporelle, condensation elliptique-tout comme le style télégraphique, les tirets, les blancs ou les pointillés-et seule compte la visée poétique : l'agencement d'affects et de percepts, la transformation intensive des matériaux sensible, l'émergence de l'image-cristal (Deleuze) dont la puissance hyponotique est maximale..."
Fabrice Thumerel, Libr-critique.com
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"Après Vestiges de fillette (1997) et Captures (2004), les sept séquences qui composent Photogénie des ombres peintes continuent à interroger les écrans trompeurs de l'apparence, l'instinct de liaison comme les pulsions de déliaison et toutes les formes de divergence et de distorsion à l'oeuvre dans le triangle que forment l'amour, la vie et le langage (...)"
Richard Blin, le Matricule des Anges
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Celui-ci ne peut être résumé tant la palette d’impressions, de sentiments, de perceptions, de réflexions mise en œuvre par S. Moussempès donne lieu à des variations, des prototypes, des rythmes inventifs où se déploient subtilement et non sans élégance un lexique et une syntaxe maîtrisés (utilisation variée des interrogatives par ex.), ce qui contribue grandement au feuilletage des registres et au jeu polysémique qui caractérisent ce livre. Ecrire seulement qu’entre la dédicace au fils et la présence tutélaire du père trop vite disparu, sont évoqués les épisodes d’une histoire d’amour dont les mots sont des traces prenant place dans le réel, l’imaginaire, voire le symbolique.
Jean-Marc Baillieu, Sitaudis.com
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"Oscillations entre rêve, fantaisie et réalité, tonalités variées, paroles en liberté parcourent le recueil : "il ne faut pas scintiller en robe de bal / pour être normale avec un doigt sanguinolent / ni fuir le brouillard dans un profond sommeil."Et de nous conduire dans les labyrinthes de l’esprit, mondes d’ombres évanescentes, simulacres qui s’agitent et réveillent en nous, victimes d’un sommeil atavique, les fantasmes d’un passé qui ne cesse de revenir. Les paysages intérieurs de Moussempès se superposent à une chaude et sensuelle représentation de la gravidité du réel" (...)
Francesco Magris, libr-critique
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Les micro-narrations constellent d’inaccaparable, demeurent horizons à leur manière (comme regarder au fond des yeux de quelqu’un ce qui trouble la vue), fenêtres sur le temps, sériées. Chaque évocation place autant le lecteur sur une piste qu’elle l’en éloigne. Sa poésie se joue véritablement du temps et des perspectives –
Matthieu Nuss, libr-critique.com
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Ainsi l'écriture scarifiée de Sandra Moussempès tente-t-elle de capter le réel par de multiples procédés : le recours au vocabulaire technique de la photo, du cinéma, la juxtaposition cinétique d’images cocasses et de syntagmes nominaux déformés par « malentendus », les jokes et la parodie, les inversions de mots et associations d'idées ; tout un ensemble d'expressions qui détonnent, étonnent et détonent par la justesse de leur surgissement inattendu au cœur du discours.
Angèle Paoli, Terres de femmes
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A propos de Biographie des idylles (Editions de l’Attente, 2008) :
"Biographie des idylles compose un synopsis de matière mentale, à l’écriture mouvante, précieuse, étonnante, mystérieuse, science-fictionnante, subliminale, féérique. C’est le résumé d’un film d’amour en ébullition qui oscille entre le merveilleux et la science-fiction. On donne des baisers, on croise des princesses and Alice in wonderland, on apprend des axiomes difficiles : « La robotisation de l’espèce entraîne les marées montantes. » On glisse du réel à l’imaginaire ou de l’imaginaire au réel cinématographiquement, passant d’une pensée à l’autre comme on passe d’une image à l’autre, sans raccord. »
Pascale Petit, Cahier critique de poésie
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"Sandra Moussempès cadre à sa façon le spectacle des apparences, découpe une réalité qu’on dirait déjà saturée de sens imposé. Elle fixe des scènes, des blocs d’intensité, des traces d’affects. Une belle manière d’être là et de se perdre entre « évidences hasardeuses » et « l’exact opposé du verbal.
Richard Blin, Le Matricule des Anges
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"L'auteur s’attache à une scénarisation et une mise en reliefs de points de vues critiques, comparables à un balayage caméra à l’épaule. La création entre le langage et l’image se dévoile sous l’éclairage d’un caractère inédit." F.Pruja
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A propos du Seul jardin japonais à portée de vue (Editions de l’Attente)
"Pris dans leur ensemble, chacun des épisodes expliquent métaphoriquement (et formellement) comment un jardin japonais englobe le paysage situé au-delà de ses limites dans son effet esthétique.
Mathieu Nuss, Cahier Critique de Poésie
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« Des plans se croisent, des axes se déboîtent, des images se perdent hors-cadre, comme pour mieux souligner la dislocation douce ou les forces de distorsion à l'oeuvre sous l'éros. En peintre, en poète, en photographe, Sandra Moussempès suggère le processus d'interaction continue qui ne cesse d'entamer ce qui se forme, ou de corroder ce qui voudrait s'éterniser. Entre écriture en apnée et tentative de réappropriation de signes, de signaux, Le Seul Jardin japonais à portée de vue semble témoigner tout autant d'un désir de résistance à la pression du réel que d'une volonté de (re)construire la demeure de l'être ».
Richard Blin, Le Matricule des Anges
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"Voici un bien joli ensemble de Sandra Moussempès que l'ARPEL-alors CRL- a reçue en résidence. Elle y affine son travail singulier qui flirte avec l'enfance, savant mélange d'extrême rigueur et de vraies-fausses coïncidences où les frivolités admirables jouent à la marelle avec des règles de langue autonomes et complexes. Tout ceci donne un résultat particulièrement séduisant.
Claude Chambard, Lettres d’Aquitaine
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A propos de Captures (Editions Flammarion)
« Refusant l’emphase comme le pathos, Sandra Moussempès met l’ailleurs dans l’ici, l’ombre dans la lumière, le secret dans l’éclat. Un univers, ou le poème, bien plus que d’un acte de communication, relève du talisman et du vestige comme de cette beauté secrète qui rend aux cris des anges leur vérité intime.
Richard Blin, Le Matricule des Anges
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"Que de « petites saignées« , de « pensées à sectionner » de tentatives pour retrouver une « princesse psychique » ou « se prendre d’amitié pour une pin-up surdouée, neurologiquement incorrecte ». (….) Sandra Moussempès sort de son tableau pour tenter de peindre avec tendresse une vérité. Livre cruellement beau.
Gaspard Hons, le Mensuel littéraire et littéraire
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"Des clichés détournés, non sans humour et mis à distance par le biais de l’imaginaire, voire d’une forme de paranormal (on est pas loin ici d’un David Lynch, puisque chez Moussempès, chaque cadre du réèl peut etre soudain pris dans une vision aussi déformante que déstabilisante ). Et de la même manière que, dans un conte, la magie et le merveilleux côtoient au plus près la cruauté, ces poèmes-négatifs-photographiques accentuent les ombres, troublent les identités, multiplient les tonalités (ironiques, blessées, espérantes, distantes, élancées, etc.), des voix féminines essentiellement, qui viennent s’exprimer là. Une poésie comme l’écrit Moussempès dont « le rythme se déplace en murmures/se positionne à l’intérieur du creux » et qui est « soigneusement imbriquée dans l’échancrure du cortex »."
Lionel Destremau, Cahier Critique de Poésie
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Il y a dans ces textes une effervescence de visions et d'intuitions qui sont comme les germinations toxiques de notre époque où se produit, selon le poète, une "Infiltration épique". L'écriture de S.Moussempès possède cette vertu d'être la fois coupante et décapante. Et elle peut écrire à juste titre : "bien qu'il soit étrange de penser/on cherchera parmi les vertus, cette physiologie de l’esprit ».
Charles Dobzynski, Revue Europe
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"Sandra Moussempès, grâce à des bourses de résidence à vécu à Londres, Rome, Kyoto, qu’évoquent certains poèmes de son troisième recueil Captures. Un ouvrage composé de dix séquences narratives parfois douces et étrangement obsédantes, comme la première « son père en songe réèl » souvent plus obscures et troublées mêlant tensions et pulsions, hantises et « rituels conjuratoires ».
Monique Petillon, Le monde des Livres
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"La poésie audacieuse de Moussempès confirme, depuis les premiers textes de Danielle Collobert, qu'il existe vraiment une écriture proprement féminine dans la poésie d'aujourd'hui (...). "Aux nénuphars inquiétés d'une présence : je répond/la bouteille est vide/temps mort et sur le bras/j'observe un dégradé tout en lisant votre livre". Puisse cette voix se répéter et nous résonner longtemps encore.
Thierry Clermont, Journal du Marché de la Poésie
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The writing of Sandra Moussempes is original, at once intriguing and
frustrating, miming in this the rapport between the poet herself and the
'real' she seeks to pinpoint via, however, a rhetoric half-determined - as
perhaps must be all poetry in order to avoid the flatness of presumptuous,
definitively 'knowing' enunciation - to veil the very essence of the swarming
lefons de choses impinging upon her consciousness.
Michael Bishop, LittéRéalité, Dalhousie University
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A propos de Hors Champ (CRL Franche comté)
"Résidence. Regarder les autres se mouvoir. M Christian est de service. Description des bâtiments. lecture journal de Sylvia Plath. Souvenir d'enfance. La route avec Olwyn. Villa Médicis. Livre de T Kono. Rejet. Déglutition. (...) Jumelles zen branchées. La vie comme du body art.
Nadine Agostini, Cahier Critique de Poési
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A propos de Vestiges de fillette (Editions Flammarion, 1997) :
« La poésie de Sandra Moussempès, en contrepoint d’une narration existentielle, explore tout autant les différentes possibilités d’écriture, quête dans l’aléatoire du fragment la potentialité d’un récit, d’un sens (et en cela tient au plus près de la poésie contemporaine, de la recherche d’une voie où tradition et modernité, lyrisme et prosaïsme marcheraient de concert) qu’elle parvient à dire la perversion de l’évolution humaine.
Lionel Destremau, revue Prétexte
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"Une écriture elliptique , le plus souvent, d’une belle et sombre simplicité, sans excès de trucs éculés et de dispositifs typographiques. Vestiges de fillette est assurément un livre étonnant, du fait de l’équilibre toujours sauf entre l’élan lyrique et la réduction prosaÎque, sans concessions qui le dénonce. L’originalité de ton est grande.
Philippe Delaveau, le Nouveau Recueil
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"Sa poésie à l’exacte jonction du savant et du naïf, morcelle et le corps et l’espace de narrateurs, petites filles, poupées et autres ambigues figures de langues. Délicieuse et sucrée comme un bonbon rêvé, violente et délicate comme une épice rare, sa langue est rare et pourtant naturellement prodigue. Prodigue parceque généreuse et pourtant étrangement détachée comme un rêve de soi, comme un désir dont l’objet est toujours retardé (…). On est pas loin par exemple d’un David Lynch.
Claude Chambard, Les Lettres d’Aquitaine
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"Exercices d'incendie puis Vestiges de fillette réunissent ainsi les pièces d'un procès qui n'est plus à poursuivre, regroupant des éléments preuves -souvenirs, anecdotes, pièces à conviction, scènes, photographies, traces matérielles ou volatiles -qui meublent une mémoire outrée par ce que le passé a pu recouvrir. Démeublent également, puisqu'il ne s'agit surtout pas de préserver le passé, ou de le conserver intact: qu'il brûle au contraire, consumant son lot de scènes originelles. (...) Blue Velvet l'atmosphère est douce et ardente, les violences sachant se faire carresses. (...)"
Anne Malaprade, 14 poètes, Prétexte Editeur
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"Mises en scène, jeux, exercices incantatoires, libératoires : un projet d’auto-métamorphose. Ou simplement un changement de robe. Le trousseau de la poupée est remisé dans la valise cretonne, l’histoire peut commencer. (…) Sur ce beau livre de dents de lait, d’odeur d’enfance, flotte comme un désir d’offrande, de pureté. De spiritualité ?"
Revue Ascèse
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« L'écriture emprunte aux miroitements stroboscopiques leurs éclats, leur puissance de révélation fugitive. Illuminations brèves. Découverte des "mille et une facette de son image". Lumières précipitées dans l'obscur : "La nuit profonde et les éclairs dans le ciel noir sont le fond étanche de votre éclat désordonné". (…) Constante et délibérée modification des stratégies d'écriture. Réponse construite en vertige. Un livre où, dans l'invention de sa forme, la poésie saurait prendre des risques vis-à-vis d'elle-même. Vestiges de fillette, avec ses défauts, grâce à ses défauts, participe magnifiquement de ce risque. »
Xavier Person, Le Matricule des Anges
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"Il y a par-delà du langage quelque peu "branché ou mode" (mais après tout il s'agit bien ds "vestiges d'une fillette", photos de mode glamour, ou rouge à lèvres, miroir de salle de bains, bretelles à dentelles ou yeux fushia), un étonnant usage du lieu commun dont l'énonciation volontairement minimale provoque comme un retour du banal. (...) Ce livre, ces vestiges sont les simulacres du réèl, de l'enfance, de la poésie même dont l'auteur simule les formes pour mieux les faire imploser."
Benoît Conort, Le français dans le Monde
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"(...) Scissors and knives play an important part in these prose poems of dismemberment, whose Freudian shadow is never far. The birth trauma and the trauma of death are coequals in Vestiges de fillette. The narcissistic mirror of Moussempès's clippings has a vague taste of Cocteau;her dancing dolls are reminscent of The tale of Hoffmann. Much of her world is mechanical or artificial, like the frequent references to an excess of makeup.(...) In the cathles and cathedrals of this volume there also lurks the shadow of the Marquis de Sade. (...) readers of Vestiges de fillette will come away with a sens of dis-ease, but also with an admiration for a language of childhood vigorously renewed : "J'ouvrais mes veines et je dansais la nuit"."
Mechtild Cranston, World Literature Today, Clemson University
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A propos d’Exercices d’incendie (Fourbis 1994) :« Sandra Moussempès, écrivain, n’est pas l’enfant des frères Perrault. Elle serait plutôt l’arrière petite fille d’une Marie Shelley séduite (enfant) par un Lewis Caroll au meilleur de sa forme. Ainsi nous sommes conviés à un curieux bal ou s’exécutent d’étranges figures assez inquiétantes. (…)
Liliane Giraudon, Action Poétique
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"Le premier livre de Sandra Moussempès, Exercices d’incendie laisse affleurer une qualité d’écriture rare. Une singularité acérée presque perverse. (…) Elle ne se contente pas de traverser le miroir, elle ouvre son monde interdit et prétend en y réussissant à continuer d’avoir l’âge de faire la conversation aux petits chats. En quelques bouts de phrase, en quelques morceaux de prose elle passe du coté de la poésie et la secoue un peu. (…)"
Véronique Vassiliou, Journal de la Biennale internationale des Poètes en Val-de-Marne
Traductions des poèmes de Sandra Moussempès à l'étranger
Des poèmes de Sandra Moussempès ont été traduits en anglais par les poètes américains Kristin Prevallet, Elena Rivera, Serge Gavronsky, Lee-ann Brown, Alison Bundy, Eleni Sikelianos, Carolyn Ducke, Anne Talvaz et en Espagnol par José Manuel Gallardo Parga.
Articles en ligne sur les livres de Sandra Moussempès
Je, au delà, un essai en temps de deuil, de Kristin Prévallet (Ed de de l'Attente, 2008) traduit de l'américain
Red, de Kristin Prévallet (Action Poétique, 2003) traduit de l'américain
Poèmes d'Oscar Wilde (Action poétique, 1995) traduit de l'anglais
Résidences, bourses d'aide à l'écriture...grants, residences...
Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis en 1996, lauréate de la Villa Kujoyama en 1999, résidences d'écrivain en France (Centre Régional du Livre Aquitaine, Centre Régional du Livre Franche comté, Diable Vauvert, Atelier cosmopolite à Royaumont etc.) et à l'étranger (Semaines de Genshaggen à Berlin, Missions Stendhal à Londres) a bénéficié notamment d'aides à l'écriture du Centre National du Livre et du Conseil Régional d'Ile-de-France.
Née en 1965 à Paris. A cinq ans son père, Jacques l'emmène au cinéma voir « Alexandre Nevsky » Buster Keaton, les comédies musicales américaines,il l'initie dès 7 ans à Kafka, Junger, Duras. Chez elle on entend aussi bien la logorhée sinuesque d’Antonin Artaud que Katleen Ferrier, on reçoit des excentriques de tous bord, visites aux amies, Annie Besnard entourée de ses automates, premier amour d'Artaud ("Les lettres à Annie Besnard") ou Olwyn Hughes(belle-soeur de Sylvia Plath, soeur de Ted)à Londres. Son père disparaît en 1981. Après quelques expériences en tant que comédienne,de vagues études de cinéma, un long passage à Londres, immergée dans le milieu de l’art, elle chante sur deux albums,de The Wolgang Press (label 4AD) et Mimicry (label de Boy Georges More Protein), elle publie son premier recueil, « Exercices d’incendie » (col.BIPVAL, Fourbis 1994) devient pensionnaire de La Villa Médicis, à Rome. « Vestiges de fillette » paraît en 1997 chez Flammarion dans la collection Poésie d’Yves di Manno qui demeure son principal éditeur. En 2005, elle donne naissance à son fils, Virgile. Après "Captures", "Photogénie des ombres peintes" paraît en septembre 2009 chez Flammarion.
Ateliers d'écriture / Creative writing worshops and teaching
S.Moussempès a animé ponctuellement des ateliers d'écriture principalement par le biais de la Maison des Ecrivains de Paris, de l'Education Nationale et du Cipm de Marseille dans le cadre de différentes actions : "Poètes dans les classes" "l'ami littéraire", "poètes dans la ville" , "Forum de la poésie "Printemps des poètes", actuellement intervient au Collège Romain Rolland à Nîmes dans le cadre de l'école des écrivains "Des mots partagés".
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