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lundi 26 janvier 2009

"Ecrits" de Claude Cahen

"Ecrits" de Claude Cahen, édition présentée et établie par François Leperlier (ed. Jean-Michel Place)


"L'important c'est d'être princesse" explique Claude Cahen dans un de ses mini contes de fées pas toujours fées, plutôt strangulées dans un effet de serre, de style mis à nu en débris lymphatiques.

De minuscules cadres, des ciseaux pour couper ce qui dépasse, recoudre à l'envers, tolérer les impasses. Claude Cahen aimait à se photographier (c'est que l'on connaissait d'elle) se peindre, se coller, mais d'un amour douloureux, une mise en déroute de son être tout entier. Son écriture est longtemps laissée sur le carreau, loin des miroirs, avec en éclaireur, son oncle Marcel Schwob auteur entre autre de la "Lampe de Psyché".

Elle se voit : "arriviste de l'âme" se retient d'être trop présente. L'écriture est acerbe pointue comme une aiguille. Le tout pour une duchesse surannée, au curieux crâne désaffecté (vues et visions de camps décimés). Lucy Renée Mathilde rebaptisée claude comme d'autre George. Elle répond à la question biaisée : "Individualisme ? Narcissisme ? Certes. C'est ma meilleure tendance, la seule intentionnelle fidélité dont je sois capable."

Entre détours politiques et poèmes ciselés, quelques rares photos. Il faut fouiller pour trouver le fil conducteur, s'engouffrer dans l'énorme mémorisation : Sur l'homme : "mon prince charmant n'est autre que Dieu le père". Sur le surhomme : "éternellement désincarné [...]j'adore Dieu le Fils". Sur Dieu : " le mot Dieu est nécessaire puisqu'il est".

Elle décrit l'arrivée de prisonniers dans un camp nazi "les corps privés de vêtements, de cheveux" (comme dans ses futurs autoportrais). Dans le dernier texte, elle évoque : "Tout habitant du pays sans miroirs", une prose concise et complexe : "Vers je, vers tu, nous alons cahin-caha, mon pronom personnel haïssable". Et se découvre : "traduisant ma vie tragique par leur vie triviale".

Au delà de tout engagement politique ou esthétique, en tant que femme et artiste aux multiples talents, Claude Cahen interroge les voix fluides du néant.

Sandra Moussempès
Chronique publiée en 2003 dans les Cahiers Critiques de Poésie 5 (Cipm).

lundi 19 janvier 2009

Pictures of the past "Strange memories" Sandra Moussempès

Pictures of the past,  "strange mémories" à Londres, Paris ou ailleurs..

Sandra Moussempès, Brixton London, with Kinky Roland (press release Mimicry EP, More Protein record) photo Isabelle Souriment 

Sandra Moussempès Villa Médicis, Rome 1996



Sandra Moussempès, Château de Chantilly, photo Virginie Oth
Sandra Moussempès London 1993 photos de presse
                                    
       Sandra Moussempès 1990 photo Yann Levrey
Sandra Moussempès 1985, Paris
Sandra Moussempès 1983 Paris